Les souverainistes ne semblent pas saisir l'extraordinaire opportunité offerte par le discrédit qui entache les partis fédéralistes et profiter qu'un gouvernement souverainiste soit en pouvoir à Québec. Tandis qu'ils devraient s'affairer à nourrir la fierté chez ceux désabusés par dix ans de scandales et de malgérance libérale, on les voit surtout multiplier les organisations concurrentes et s'en prendre au seul parti souverainiste capable de réaliser la souveraineté.
Si personne ne peut être contre la vertu, il est de notre devoir d'user d'esprit critique lorsqu'on discute de l'avenir et des choix d'une société. Dans un copieux ouvrage paru récemment, Choisir le progrès national, le jeune politologue Jocelyn Caron fait un constat sévère du Québec actuel. Une série de «maux qui accablent notre nation» seraient à l'origine de notre incapacité collective à nous développer pleinement dans le sens du progrès.
Pourquoi j'écris? J'écris par nécessité. J'écris parce que, selon moi il est plus qu'urgent que le peuple québécois prenne en main son destin et s'affranchisse enfin de la tutelle du néocolonialisme canadien qui l'empêche d'exister. Parce que c'est bien de ça dont il est question, exister. Exister en tant que peuple. L'urgence me saute aux yeux lorsque je regarde Stephen et sa bande gouverner. Je me dis que le peuple québécois doit bien s'apercevoir qu'il n'a rien à voir avec cette farce monumentale qu'est le Canada. Alors j'écris.
La principale justification avancée par le mouvement indépendantiste québécois est que le Québec est une nation qui se distingue par sa langue et donc mérite son indépendance nationale pour protéger son élément distinctif -- le fait de parler français dans une Amérique du Nord anglophone. Sauf que le but de l'indépendance du Québec ne devrait pas simplement être la protection de la langue française ou une fin en soi, mais la fondation d'une République du Québec.