Noël est arrivé 2 semaines à l'avance pour les contribuables canadiens: la nouvelle annonçant l'annulation probable de l'achat des avions militaires F-35 est tombée le 6 décembre. Si 45 milliards ne suffisent pas, les Canadiens peuvent envisager comment le premier ministre pourrait dépenser cette large somme pour mieux se bénéficier.
Soigner une personne âgée, ce n'est pas juste la laver. C'est aussi maintenir ses acquis, lui offrir des possibilités de socialisation, lui offrir des moyens de se sentir utile, lui donner des outils pour avoir le goût de se battre pour son autonomie et pour rester à la maison le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions possibles.
L'année dernière, mon mari est allé à l'urgence pour une douleur aiguë au ventre. Temps d'attente : 5 minutes avant de voir une infirmière. Pronostic : crise d'appendicite. Après deux opérations, quelques complications nécessitant un transfert aux soins intensifs, il est resté une semaine à l'hôpital. Coût de la facture : $90 000. Savez-vous que parmi les principales raisons d'une saisie hypothécaire aux États-Unis, il y a celle d'un propriétaire qui s'est retrouvé à l'urgence et n'a pas d'assurance médicale?
C'est un air connu: les baby-boomers vieillissent et leur nombre seul suffira à faire crouler notre système de santé lorsqu'ils atteindront l'âge d'or. Le raisonnement semble logique, mais il est faux. D'après des recherches récentes, la fréquentation accrue des services de santé a une incidence deux fois plus importante sur les dépenses que le vieillissement de la population.
Certains directeurs d'hôpitaux et de centres de soins de longue durée se font une gloire de dépenser le moins possible pour l'alimentation des patients! Loin d'être une gloire, je crois que c'est une honte de consacrer aussi peu que 5 $ par jour pour nourrir convenablement une personne très malade au Québec en 2012. N'importe quel chef de famille responsable sait très bien qu'il doit accorder au moins 10 $ par jour en aliments pour accéder à une alimentation saine, variée, sécuritaire et appétissante.
La santé est un enjeu qui suscite beaucoup d'émotions, ce qui pousse parfois à se réconforter dans de belles paroles plutôt que d'adopter une vision pragmatique des choses axée sur les résultats. En effet, l'expérience de nombreux pays européens, de la France à la Suède, montre que le secteur privé à but lucratif peut jouer un rôle de premier plan dans la prestation des services de santé, sans que l'universalité du système soit remise en question.