Je l'avoue, je suis fébrile. J'ai des papillons dans l'estomac. J'ai une impression de rentrée scolaire. Mardi, je serai assis dans le Salon Bleu. Je suis ministre depuis un mois. Je me sais député depuis le 4 septembre, car je suis régulièrement dans les rues de ma circonscription. Mais j'ai l'impression que ce ne sera vraiment vrai que mardi. Encore plus mercredi, au moment du Discours d'ouverture de la session. C'est le lieu qui importe.
Malgré les guerres, les tueurs en série et les accidents de voitures, malgré les virus, les maladies, les épidémies, les pandémies, malgré Claude Poirier, Sandy et le Journal de Montréal, malgré même l'Halloween et son overdose de sucreries, nous vivons de plus en plus vieux. Et nous mourons de plus en plus tard. C'est ça, le progrès! On vit plus vieux, mais entre la naissance et la mort, vit-on mieux?
Il fallait entendre les nouveaux ministres péquistes faire des pirouettes et des arabesques quand la commission Charbonneau a commencé à mettre à nu le système de corruption qui sévit à Montréal et lorsque la police a débarqué chez Gilles Vaillancourt, maire de Laval. On ne demande plus la démission des élus municipaux, on les invite, tout au plus «à réfléchir» dans l'intérêt de leurs citoyens, et la tutelle, mon dieu, qui a osé évoquer ça?
Il est très clair que le français n'est pas en déclin, mais plutôt que chez les immigrants il se mélange couramment avec les langues maternelles de ces derniers ainsi que l'anglais. Considérant que la connaissance d'une langue est un capital humain d'une grande valeur pour le revenu des individus, il ne faut pas s'étonner que les immigrants cherchent à en apprendre le plus possible.
Depuis quelques jours, j'ai des hauts le cœur persistants. Ces hauts le cœur ne sont pas dûs à un virus quelconque, non pas du tout. En fait, oui. À bien y penser, il s'agit d'un virus qui se nomme TPS! Encore là, j'hésite à employer le titre Monsieur pour parler de cet ignoble individu qui nous explique le plus simplement du monde la façon dont lui et sa gang nous ont volés pendant des années. Je ne décolère pas.
Selon les sondages, le Président Barack Obama est en tête du Collège électoral, mais sa marge, décroissante, n'est plus vraiment confortable. Son dernier mail à ses supporters, "Restez avec moi", sonne plus comme un appel à la pitié qu'à un appel aux armes. Les avocats dans les deux camps se préparent à ce qui pourrait devenir une autre élection contestée, dans laquelle le recomptage des voix pourrait être exigé ou réclamé, et cette fois probablement pas en Floride mais dans un ou plusieurs états.
Les journalistes québécois se ruent sur toute allégation de corruption au Québec et celles-ci se retrouvent rapidement à la première page des journaux. Au Canada anglais, lorsque une affaire éclate, elle se retrouve en première page des journaux puis sera rapidement reléguée à d'autres pages. Et n'imaginez pas que la Commission Charbonneau et la couverture médiatique de cette affaire puisse se répéter ailleurs au Canada: le dossier serait rapidement étouffé.
Les données linguistiques du recensement 2011 sont venues confirmer ce que plusieurs d'entre nous avaient déjà constaté: le français recule au Québec. Dans le reste du Canada, la situation du français est catastrophique : hors Québec, 43 % des francophones (langue maternelle) utilisent plus souvent l'anglais à la maison que le français. Ces « assimilés » sont, pour la plupart, des jeunes, ce qui laisse entrevoir une assimilation quasi totale à l'anglais hors de l'Acadie dans un avenir relativement proche.