Mon billet de la semaine dernière «Pour la SAQ, la qualité c'est secondaire» a ouvert les yeux de beaucoup de monde. Dès le lendemain, je fus invité à participer à l'émission «Pas de midi sans info» sur les ondes du radiodiffuseur public. À cette émission animée par le journaliste Michel C. Auger, premier analyste politique pour Radio-Canada, on avait aussi invité une porte-parole de la SAQ (enfin!). Examinons ensemble les grandes lignes de ce qui s'y est dit.
Les tribunaux examinent un recours collectif contre la Société des alcools du Québec, à qui les requérants reprochent de gonfler les prix et d'avoir une marge bénéficiaire excessive qui pénalise les consommateurs. On peut donc qualifier d'unique la situation où des citoyens se sentent obliger de s'adresser aux tribunaux, plutôt qu'au gouvernement, pour dénoncer le comportement d'une société d'État.
Et bien non, je ne vais pas vous recommander ouvertement d'aller faire vos emplettes en dehors de notre belle province! En fait, je vais donner un truc facile et simple qui vous permettra de choisir à 10 mètres à peine de distance de votre emplacement d'achat habituel, de merveilleux vins dont vous ignorez sans doute l'existence!
Suite à la parution le 28 mars dernier d'un article de Pierre Couture dans le journal Le Soleil où, chiffres à l'appui, il était démontré que le nombre de vins de moins de 15$ avait baissé de plus de 25% au cours des quatre dernières années, le service des relations publiques de la SAQ s'est mis à s'activer.
Le 4 février dernier, la SAQ a revampé son site internet (www.saq.com) qui ma foi, après environ 13 ans, en avait bien besoin. Notre monopole d'état a pour une fois, décidé d'utiliser une petite partie de ses gigantesques profits annuels, soit environ 5 millions, pour le bénéfice de sa clientèle. Plusieurs améliorations intéressantes y ont été ainsi apportées.
Une grosse campagne est en cours actuellement au Québec, particulièrement au sein des médias de la famille Desmarais, afin de vendre à la population le bien-fondé d'ouvrir le marché des vins et spiritueux québécois au privé. À travers divers arguments et à l'aide de certains spécialistes vendus à la religion de la concurrence, on tente de persuader les Québécois qu'ils trouveront leur compte à ce que l'État délaisse une partie ou l'entièreté de son monopole et de ses prérogatives au profit d'individus et de monopoles privés.
C'est dimanche le 3 février que sera présenté à la télévision l'un des évènements sportifs les plus regardés de la planète, le Super Bowl. Il est de coutume pour beaucoup de personnes de se rassembler entre ami(e)s, habituellement dans le salon de la personne possédant le plus grand téléviseur, pour suivre cet évènement. Et pour accompagner la nourriture qui alterne entre le salé, le sucré et l'épicé, on pense évidemment en premier lieu à la bière. Mais sachez que le vin a aussi sa place dans ce genre de soirée.
Retour à la normale. Après avoir traité au cours des deux dernières semaines de la question des vins vendus à moins de 10$, parler des produits comme tels nous fera à tous, incluant la SAQ, le plus grand bien. Cela tombe bien puisqu'il se trouve qu'il y a justement une promotion en cours nommée «Invasion de rabais» où des réductions sur environ 60 vins sont proposés jusqu'au 27 janvier prochain.
Vous ne serez pas surpris si je vous dis que mon dernier billet publié mercredi dernier à la une du Huffington Post Québec qui sonnait l'alarme à propos de la disparition rapide des vins vendus au Québec à moins de 10,00$ a fait boule de neige. Cet article a été partagé par plus de 500 personnes faisant en sorte que des dizaines de milliers d'autres ont pu en prendre connaissance.
L'une de mes principales motivations étant la propagation de connaissances utiles sur le vin pour le bénéfice du plus grand nombre, je dois dire que le système de classification de la SAQ connu sous le nom de « pastilles de goût » ne me satisfait aucunement. Je veux bien croire que l'on ait tenté de simplifier au maximum la description des vins pour la clientèle, mais on dirait que l'on considère les gens comme incapables du moindre effort intellectuel.