C'est Michel Therrien qui dirigera le Canadien de Montréal lors de la prochaine saison. Une bonne décision de Marc Bergevin? Oui! Pourquoi je réponds oui à cette question? Pour la simple et unique raison que Michel Therrien a du « guts » et c'est exactement ce genre d'entraîneur que le Canadien avait besoin.
Admettez que ça fait du bien de voir autre chose que des corps sculptés au couteau ou des filles sorties tout droit du catalogue La Senza. Je parle des maNUfestations et ses ribambelles de gars en bobettes et filles aux seins sciemment étiquetés de carrés rouges. Bien sûr, ceux qui ne voient que des bébés lala dans tout ça seront peu impressionnés par la grande maNUfestation prévue pour l'ouverture du Grand Prix de Montréal. Mais ils devraient au contraire applaudir.
Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, en rajoute une couche. Dans sa lettre envoyée aux médias, il demande une période d'accalmie à l'approche de la période estivale. Il faudrait donc arrêter d'être indigné parce qu'une vingtaine de millionnaires bardés de logos veut faire des tours de chars à 300 km/h? Qu'on rentre dans les rangs parce qu'il va bientôt y avoir des défilés de clowns dans nos rues? Qu'on cesse de penser parce que c'est la saison des festivals? Qu'on ferme nos gueules parce qu'on installe des podiums dans le centre-ville?
Si certains se demandent pourquoi Marc Bergevin passe beaucoup de temps à Shawinigan, et bien, il ne faut pas passer par quatre chemins pour réaliser que 4 des meilleurs espoirs du Tricolore jouent lors du tournoi de la Coupe Memorial et que quelques espoirs de qualité en vue du prochain repêchage y participent eux aussi.
Le championnat du monde senior s'est amorcé vendredi dernier à Helsinki, en Finlande, et je surveillerai ce tournoi plus qu'à l'habitude en raison de la présence de l'ailier droit des Ducks d'Anaheim, Corey Perry. Après quatre parties, le Canada présente une fiche de 3-0-1.
Lorsque j'ai écrit mon billet sur les différentes possibilités qu'avaient Marc Bergevin au sujet de l'embauche de son futur entraîneur-chef, il restait une solution logique à mes yeux et à ce jour. Cette solution venait tout droit du monde fictif. Aujourd'hui, cette solution existe dans la réalité et elle s'appelle Joel Quenneville.
Bien que sa nomination soit toute fraîche, plusieurs dossiers chauds attendent le directeur général recrue. D'abord, il doit trouver un entraîneur chef pour remplacer Randy Cunneyworth, dont le retour derrière le banc est pratiquement impossible après la tempête de la dernière saison. Il doit ensuite former son équipe de direction en nommant son ou ses bras droits.
Maintenant que Bergevin est bien en selle, il devra s'attaquer à quelques dossiers chauds: P.K. Subban et Carey Price n'ont plus de contrat, David Desharnais voudra négocier son prochain contrat, est- ce que Scott Gomez sera de retour ou pas? Malgré tous ces casse-têtes, la principale priorité du nouveau directeur-gérant du Tricolore est son entraîneur.
À chaque année, les mêmes puissances trônaient au sommet du classement dans l'Association de l'ouest et représentaient la conférence en finale de la coupe Stanley. Avec la victoire des Coyotes de Phoenix sur les Blackhawks de Chicago hier soir, on sent qu'enfin, le changement de garde s'effectue.
Au cours des dix dernières années, j'ai voyagé, j'ai essayé des tas de trucs et j'ai difficilement pu me brancher sur une voie qui me convienne. Les voyages forment la jeunesse, dit-on, mais accentuent parfois la confusion de faire un choix de vie. Même ici à Montréal, on peut être entraîné dans une telle frénésie que l'on devient aveuglé quant à qui l'on est réellement.
Les Canucks de Vancouver étaient pressentis pour remporter enfin la coupe Stanley ce printemps, après être passé à une petite victoire de le faire l'an dernier. Ils s'étaient bien relevés cette saison, en remportant un deuxième trophée des Présidents de suite, remis annuellement à la formation ayant obtenu le plus grand nombre de points en saison régulière. Ils sont cependant en vacances avant même la fin du mois d'avril. Que s'est-il passé?
Le Canadien n'a pas remporté cette loterie et sélectionnera comme prévu au troisième échelon. Je vous dresserai donc une liste des 10 meilleurs espoirs que le Canadien pourrait sélectionner à son rang de sélection en juin prochain.
Depuis le congédiement de Pierre Gauthier la semaine dernière, on fait souvent état sur les différentes tribunes offertes aux experts et aux amateurs des remplaçants potentiels. Un nom revient souvent, celui de Julien BriseBois. Je crois personnellement que, sans être un mauvais candidat, il ne représente pas ce dont le Canadien a besoin pour relancer son équipe et éviter une autre saison de misère comme celle qui s'est terminée samedi soir.
La saison de misère achève pour le Canadien et bien peu d'éléments positifs seront à retenir de ce douloureux chemin de croix. En voici quelques uns. Outre la performance très satisfaisante du trio de David Desharnais, Max Pacioretty et Erik Cole, hautement médiatisée, le rendement de quelques joueurs laisse envisager un futur très intéressant.
Les partisans des Maple Leafs de Toronto voyaient les leurs comme de sérieux prétendants à la coupe Stanley quelques années après l'arrivée en poste de Brian Burke. Nous en sommes là et les Leafs sont encore loin de simplement se qualifier en séries éliminatoires. Je crois que la raison de leur autre élimination rapide est simple: leur alignement est foncièrement mauvais. Et ils semblent se diriger vers la surface du ravin à pas de tortue.
Lorsque le Canadien fait des mauvais coups, on aime en parler, mais il faut aussi parler avec fierté des bons coups! Patrick Holland a été sélectionné en 7e ronde - 193e au total - lors du repêchage de 2010 et il est un autre bel exemple que tant que le repêchage n'est pas terminé, c'est possible de mettre la main sur un petit bijou.