On apprenait en fin de semaine dernière que Québec solidaire avait désormais la maturité politique pour représenter une alternative crédible au Parti québécois. Transis d'enthousiasme, les co-chefs aiment rêver à une autre vague orange; provinciale celle-là. Car nous le savons tous, ces vagues électorales sont légion! Surtout quand on se présente en Orange.
Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.
Si l'identité québécoise du 20e siècle a été marquée par la nationalisation de l'hydroélectricité, l'identité québécoise du 21e siècle devra l'être par la fin de notre dépendance au pétrole. Lorsqu'ils voyageront autour du monde, nos enfants seront fiers d'appartenir à une nation «pétrolibre».
Travaillons avec les mouvements sociaux en tant qu'allié et non en tant que gérant d'estrade. Oui, nous sommes leur relais à l'Assemblée nationale, mais non, ils ne sont pas nos faire-valoir. La meilleure synthèse que j'ai entendue sur ce sujet est: «Marcher côte à côte, mais frapper ensemble». J'adhère à l'objectif de faire de QS un parti des urnes et de la rue, mais nous n'y arriverons pas en tentant de remplacer ou d'inféoder les groupes déjà existants.
Il y a un peu plus d'un an débutait ce qui allait devenir l'un des plus grands mouvements sociaux qu'ait connu le Québec. En cette journée de congrès d'Option nationale, et en tant que membres fondateurs de ce parti, nous avons cru nécessaire de faire un retour sur les évènements de l'année écoulée, et sur la responsabilité, ou les possibles, que portent en eux les acteurs actuels d'un Québec en quête de changement.
En s'affichant avec Amir Khadir, même pour une bonne cause, François Legault n'a pas marqué de points et a semé la consternation chez bien des sympathisants de la Coalition Avenir Québec (CAQ). Legault et Khadir ont donné une conférence de presse conjointe, vendredi, pour dénoncer la décision du gouvernement Marois d'autoriser la minicentrale de Val-Jalbert.
On a accusé souvent Option nationale et Québec solidaire d'empêcher de rendre au PLQ la monnaie de sa pièce en divisant le vote. Pourtant, ces deux partis sont les seuls qui proposaient la gratuité scolaire et remettaient la question de l'éducation au cœur des grands débats de la société moderne. Aucun des partis « susceptibles de prendre le pouvoir » ne s'était doté de cette responsabilité envers la population québécoise. Même lors des débats télévisés, la question de l'éducation ne semblait pas être un enjeu important, comme si ces milliers de personnes avaient déambulé dans les rues du Québec dans le silence le plus complet, comme un peuple invisible.
Puisque nous semblons avoir une tradition de faire le point à la fin de chaque année, et que je ne voudrais pas y déroger, j'ai pensé que la situation de la communauté juive du Canada à l'aune de 2013 devrait faire partie de ce bilan annuel. Malgré certains défis importants auxquels nous faisons face en tant que communauté juive canadienne, notre présent est brillant, et notre avenir, encore plus.
Monsieur Bock-Côté, récemment dans votre blogue, vous posiez la question suivante : « Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche»? C'est une question toute simple à élucider: Il existe des partis souverainistes de gauche parce qu'indubitablement, le projet collectif doit s'accompagner d'une rupture avec la dépendance politique. De plus, l'insatiable quête de justice et d'égalité de la gauche rend la subordination d'un peuple naturellement insupportable.
En lisant les comptes rendus du dernier congrès de Québec solidaire, on est tenté de se dire qu'un peu plus, et Québec solidaire (QS) annonçait de sa propre initiative une fusion avec Option nationale (ON). Afin de bien réaliser la grosseur du piège à ours devant lequel le congrès de QS place objectivement Option nationale, récapitulons un peu. L'été dernier, Amir Khadir affirmait en toute légèreté que le programme d'ON était à "90%" semblable à celui de QS", et qu'une fusion était donc envisageable.
Le moindre que l'on puisse dire est qu'un changement de gouvernement n'est jamais facile. L'état des finances publiques n'est jamais aussi rose que le prétendait le gouvernement sortant et les premiers jours à la tête d'un ministère peuvent parfois être chaotiques étant donné la nécessaire acclimatation. Un pour qui la transition fut laborieuse est Nicolas Marceau. Le nouveau ministre des Finances est aujourd'hui le grand responsable de la concrétisation de nombreuses promesses électorales.
Impossible de commencer cette lettre sans remercier le 25% estimé de québécoises et de québécois qui ont décidé de voter stratégiquement pour le PQ afin que vivent certaines idées de gauche, les nôtres, qu'ils défendent corps et âme. Et gardons bien à l'esprit leur pincement au cœur lorsqu'ils ou elles ont déposé leur bulletin dans l'urne...Sans eux, Charest serait encore au pouvoir, les frais de scolarité auraient augmenté de 75%, la langue française continuerait de s'éteindre, la corruption se serait accrue, etc.
Hier matin c'était tranquille dans ma ruelle. Je ne sais pas si c'est juste moi qui aie ralenti le tempo, ou la ville au complet. Il me semble que ça grouillait la veille, nous dans les quartiers généraux, dans les débats, dans les journaux, eux sur le perron, au coin de la rue, au dépanneur, dans la ruelle. Il me semble qu'il m'était impossible de sortir de chez moi sans tomber sur un voisin assoiffé d'analyses et de prédictions « pis, qui c'est qui va être élu tu penses ?». Ce matin il n'y avait personne. D'un bout à l'autre de la ruelle. Au dépanneur par contre, plus un seul journal. C'est peut-être ça qu'ils faisaient les gens, ils lisaient et relisaient et réfléchissaient. .
Le 4 septembre 2012 fût une soirée électorale québécoise inoubliable et je l'ai vécue avec d'intenses émotions ici en Afrique, à 6228 km de Montréal. j'ai suivi avec grand intérêt la campagne électorale et ai contribué, selon ce que permettaient la technologie et les moyens, au débat de la société, en particulier les préoccupations des communautés culturelles.
Le 4 septembre prochain, j'annulerai donc mon vote pour signifier démocratiquement mon insatisfaction face au manque de vision de l'ensemble des partis politiques qui me semblent avant tout souhaiter leur (re)élection plutôt que de propulser le Québec vers l'avenir, à l'aube de ce qui pourrait bien être une ère de grands bouleversements pour l'Occident tel qu'on le connait.
Mais vous direz, c'est ça la politique. C'est l'art de glisser, d'utiliser les statistiques à son avantage, et de faire paraître l'adversaire comme un incompétent. Françoise David n'a donc pas l'air d'en faire, elle, de la politique. Elle se dit parfaitement heureuse de voir une femme à la tête du gouvernement, sachant très bien que ce ne sera pas elle, mais sa « rivale » Pauline Marois qui a des chances de l'être.