Québec Élections

Caroline d'Astous

De musicien à candidat: Entrevue avec Jean-François Lessard

Avec trois albums à son actif, on connaît surtout Jean-François Lessard pour ses chansons qui n'ont jamais hésitées à prendre position et à traiter des problèmes de la société moderne. En plus de sa carrière artistique, il s'implique dans le débat politique de diverses façons. Il se présente actuellement sous la bannière de Québec Solidaire dans le comté de Borduas, et il a accepté de prendre quelques minutes de pause dans sa campagne pour répondre à mes questions.
PC

La guerre des pancartes!

On met François Legault sur les affiches de tous les candidats, en arrière-plan. Le Saint-François, qui veille sur ses jeunes brebis sans expérience. On sent bien que ce parti est celui d'un seul homme. À part quelques gros noms, les candidats sont peu ou pas connus, alors on mise le tout sur le boss. Pour moi, la faiblesse de l'équipe et la centralisation sur le chef me font réfléchir.
AP

Réflexions sur le choix de société de Jean Charest

La société néolibérale n'est pas une société. C'est plutôt une collection d'individus atomisés, individualistes et égoïstes qui consomment, entreprennent et se divertissent au sein d'un énorme marché. Toute poursuite de jouissance personnelle qui n'entrave pas les autres est érigée en droit absolu. Dans une telle société, impossible de penser en commun ou de convenir ensemble d'une quelconque norme collective, car celle-ci en viendra inévitablement à brimer certains individus, à constituer une contrainte dans la recherche de leurs intérêts privés.
CP

Ça n'a pas de bon sens!

Les débats à deux à TVA? «Ça n'a pas de bons sens». L'absence de Québec Solidaire et d'Option Nationale à TVA? «Ça n'a pas de bons sens». L'absence Jean-Martin Aussant au débat de Radio-Canada? «Ça n'a pas de bons sens». Le chaos printanier? «Ça n'a pas de bons sens». La loi 78? «Ça n'a pas de bons sens». Le SPVM? «Ça n'a pas de bons sens».
PC

La CAQ veut le vote des anglos

MONTRÉAL - Alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) poursuivait mardi ses efforts pour conquérir le vote anglophone et fédéraliste, Jean Charest tentait de la freiner sur sa lancée en l'accusant d'ê...
Caroline d'Astous

Carnet de campagne: Quebec Solidaire dans Taschereau

Dans les nombreuses rencontres de campagne qu'il m'est donné de faire ces jours-ci, je discute avec beaucoup d'indécis et surtout beaucoup d'électeurs et électrices partagés entre le vote du coeur (pour Québec solidaire) et le vote stratégique pour la candidate du PQ, seule capable, selon eux, d'empêcher Clément Gignac du Parti libéral de passer. Or, je le constate à chaque fois: les uns et les autres oublient deux arguments clefs qui les amènent par la suite à percevoir la réalité sous un jour bien différent.
AP

Parlez-vous le souverainiste?

Je parle de cette formidable langue de bois, instituée par le PQ mais enrichie gaiement par QS, qui consiste en une série de formules fumeuses et tarabiscotées qui permettent tout juste de porter l'étiquette souverainiste, tout en camouflant le mieux possible une absence totale d'engagement conséquent. La langue souverainiste n'a pas tout-à-fait le même accent selon qu'on la parle chez QS ou au PQ, mais ses codes sont les mêmes.
SRC

Débat. Et des hauts.

Au côté de la voix vive et rafraîchissante de Françoise David, il manquait aussi la présence importante d'un cinquième joueur qui ne manque pourtant pas de pertinence: Jean-Martin Aussant d'Option Nationale. Mais, je crois que ça aurait été le coup de grâce pour les vétérans que sont devenus avec le temps Marois, Legault et Charest. Trop d'idées nouvelles, trop de sincérité, trop de discours vrais. On ne bouscule pas l'establishment du jour au lendemain, surtout si c'est pour le bien de tous.
Montage AFP/PC

Débat des chefs: l'éducation grande perdante

Après une passe d'armes verbale de deux heures, où l'on a su ce que disait ou ne disait pas le rapport Moisan, où l'on a débattu du nombre de médecins nécessaires à notre réseau, de la loi 10 ou de la posture envers le gouvernement fédéral, force est de constater qu'il n'y a qu'une seule grande perdante du débat d'hier soir : l'éducation. L'éducation pour laquelle plus de 200 000 étudiants ont battu le pavé le printemps dernier. L'éducation qui, de l'avis de tous, devrait être LA priorité pour une société qui se veut ancrée dans la réalité du XXIe siècle. L'éducation, faut-il le rappeler, pour laquelle nous sommes en élection cet été, après le conflit historique qui a agité les cégeps et les universités du Québec.
SRC

Bilan du débat des chefs 2012

Le premier débat des chefs de la campagne électorale était, à bien des niveaux, historique, étant le premier débat avec autant d'hommes que de femmes et marquant la première participation de la Coalition Avenir Québec et de Québec Solidaire à ce débat. C'était d'ailleurs, pour ce dernier parti, l'une des rares occasions de visibilité égale aux autres partis, une opportunité que Françoise, co-porte-parole de QS, devait saisir pour sortir son parti de la marginalité. Bilan de la performance des 4 chefs de partis.
SRC

Analyse du langage non verbal des chefs

Nous avons regardé le débat des chefs strictement sous l'angle de la communication non verbale de Mesdames Marois et David et de Messieurs Charest et Legault. Ceci, à partir de la grille de la synergologie (discipline permettant de décoder le langage corporel ). Les commentaires qui suivent nous sont donc dictés strictement par la gestuelle et les mimiques corporelles et faciales des participant-es. Dans ce débat, sans ambiguité, les gagnantes sont les deux femmes.
SRC

La Belle vie: ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la création de richesse (sans jamais oser le demander)

J'étais récemment à l'école d'été de l'INM et j'ai eu la chance d'échanger avec une nouvelle cohorte de jeunes sur ce qu'on appelle « la création de la richesse ». Les questions étaient les mêmes: À quoi sert la richesse ? Créons-nous vraiment de la richesse? La question mérite d'être posée. Notre économie produit actuellement de la richesse en dilapidant les ressources qui devraient permettre aux générations à venir d'avoir un niveau de vie comparable au nôtre.
Shutterstock

Loi 101 au cégep: chapeau au PQ!

Bravo au Parti Québécois qui, après près de dix ans d'inertie du Parti libéral, ose enfin se tenir debout pour réaffirmer le caractère français du Québec en renforçant substantiellement la loi 101. On peut être d'accord ou pas avec certaines politiques ou stratégies du PQ, mais en ce qui concerne le renforcement de notre Charte de la langue française, j'y adhère à 100%. Reste à voir si le parti aura la force de ses convictions pour agir s'il est élu le 4 septembre.
CP

La CAQ, pourquoi pas?

Il n'y a qu'un parti qui se montre en mesure de nettoyer les écuries d'Augias, et c'est la Coalition Avenir Québec. Il n'y a qu'un parti qui est en mesure de s'attaquer à une bureaucratie de plus en plus envahissante, c'est la CAQ. Et l'abolition des commissions scolaires me paraît être une mesure nécessaire si l'on veut vraiment réformer notre système d'éducation. Quant à la santé, le débat public-privé est déjà obsolète: les cliniques indépendantes ne cessent d'augmenter et c'est là un essor qui ne s'arrêtera plus. C'est pourquoi je souhaite une victoire de la Coalition Avenir Québec le 4 septembre prochain.