PROJET DE LOI 78

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Une loi avec des crocs

Ce ne sont pas des dents mais des crocs que le gouvernement Charest a mis dans la loi spéciale qu'il veut faire adopter pour forcer un retour en classe dans les cégeps et universités. Le projet de loi 78 contient, bien sûr, des amendes salées, entre 7,000$ et 25,000$ par jour pour tout dirigeant d'association qui contrevient à la loi, entre 25,000$ et 125,000$ pour une association, des montants qui pourraient doubler en cas de récidive.
AFP/Getty Images

Jean Charest est déjà gagnant

Il y a quatre mois à peine, Jean Charest était à la tête d'un gouvernement usé et corrompu et semblait se diriger vers une défaite électorale aussi certaine qu'humiliante. Cette chute de rideau lui réservait une place peu enviable dans l'histoire, à mettre en parallèle avec le régime honni d'Alexandre Taschereau. Sauf que la grève étudiante lui a donné un nouveau souffle qui pourrait désormais le porter au pouvoir pour une 4e fois.
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Conflit étudiant: le gouvernement prend ses responsabilités

Il se trouvera toujours des gens pour clamer que les étudiants les plus vulnérables n'auront plus accès à l'université l'an prochain, et que la justice sociale en est compromise, que cela soit vrai ou non, qu'ils puissent le démontrer ou non. Il s'en trouvera toujours, à l'Assemblée nationale comme ailleurs, pour crier au scandale, pour dire que « le gouvernement crache sur une génération », alors qu'il prend ses responsabilités et s'engage plutôt à s'assurer que le Québec offre à notre génération et ses enfants la meilleure éducation supérieure possible, et une éducation accessible, de surcroît.