Qui va encore payer plus cher? Toujours le consommateur à qui on enlève de plus en plus de marge de manœuvre, consommateur qui curieusement, ne voit jamais son revenu augmenter en proportion égale à ce jeu de dominos. La logique mathématique est implacable: le consommateur n'ayant plus de marge de manœuvre n'injecte plus de dollars neuf dans l'économie, qui elle va stagner et le cycle de récession est devenue récession permanente depuis 2008.
Il y a une solution prouvée pour s'attaquer aux prix élevés de l'essence : la privatisation de ces sociétés d'État afin qu'elles deviennent plus performantes, qu'elles gaspillent moins et qu'elles produisent davantage. Il y a déjà eu des privatisations de compagnies pétrolières dans les années 1980 et au début des années 1990 - une période pendant laquelle les prix de l'essence à la pompe n'ont pas cessé de chuter même sans ajuster pour l'inflation.
Le cartel de l'essence existe bel et bien. Nous le savions, mais une confirmation comme celle de vendredi dernier nous le rappelle. Mais cartel ou pas, notre moutonnerie fera vraisemblablement en sorte que le prix de l'essence franchira bientôt le très convoité record de 1,51$ que les journalistes attendent avec impatience pour aller interviewer du peuple en furie en train de gazer leur SUV.