Il n'y a pas si longtemps, quelle était l'attitude de Jean Charest alors que tout le Québec lui réclamait une commission d'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques? Entêté, obstiné, orgueilleux et acculé au pied du mur, et, pendant deux ans, l'ex-PM s'est endurci dans une position intenable... Et à ce que je sache, il était vertement critiqué par le Parti québécois. Ça ne vous dit rien, j'imagine M. Bergeron?
Le projet de loi 14 présenté pour renforcer la Charte de la langue française confèrerait au gouvernement le droit de retirer le statut bilingue à une municipalité qui ne remplirait plus la condition fixée par la Loi 101. Sans ce statut d'exception, une municipalité doit communiquer avec ses citoyens en français.
Il y a un peu plus d'un an débutait ce qui allait devenir l'un des plus grands mouvements sociaux qu'ait connu le Québec. En cette journée de congrès d'Option nationale, et en tant que membres fondateurs de ce parti, nous avons cru nécessaire de faire un retour sur les évènements de l'année écoulée, et sur la responsabilité, ou les possibles, que portent en eux les acteurs actuels d'un Québec en quête de changement.
La misanthropie est le fruit d'un espoir déçu, ai-je déjà lu quelque part. Un genre de traumatisme « post-écoeurantite aiguë ». Après le visionnement du documentaire Dérives, exposant l'institutionnalisation de la brutalité policière comme méthode d'intimidation politique, majoritairement durant la grève étudiante de 2012, on pourrait en venir à vouloir gerber sur le genre humain, une réaction un poil adolescente.
L'objectif du gouvernement Marois est désormais clair. Avec l'atteinte, à vitesse grand V, du déficit zéro, le gouvernement péquiste veut être en mesure de se présenter devant l'électorat avec un budget équilibré et un consensus imposé au milieu universitaire, et ce, avant la fin du printemps. Or, en faisant l'économie de la nécessaire réflexion qui s'imposait après le printemps étudiant, le gouvernement ne fait que repousser une problématique qui, elle, ne se résoudra pas d'elle-même.
Il y a un an, les premiers votes de grève commençaient à rentrer, depuis, bien des choses ont changé. Est-ce que les étudiants ont gagné? Difficile à dire. Il reste qu'il y a un peu moins d'un an, des gens ont tenté de transformer une grève en boycott et qu'aujourd'hui, avec la même finesse, «l'indexation est un gel».