La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit y être conservé.
L'exploitation des gaz de schiste n'en finit plus d'occuper le paysage médiatique. La controverse trouve son origine non seulement dans le secret entourant la nature des substances chimiques utilisées par les entreprises gazières, mais aussi du fait que ces dernières rejettent le principe de précaution. Elles requièrent plutôt la preuve, hors de doute, d'un lien entre la contamination de l'environnement et l'extraction du gaz de schiste. Trois études américaines récentes tentent de faire le point sur les impacts de cette industrie naissante sur la qualité de l'environnement et la santé des populations voisines.
Je suis frappé par l'esprit d'entraide des Américains alors que l'ouragan Sandy a laissé la trace destructrice de son passage. Et pourtant, les gens ne se laissent pas abattre, ils unissent leurs efforts, comme ils le font toujours face à une tragédie. Et ils le feraient de toute façon, qu'il y ait ou pas des élections présidentielles en arrière-plan.
Ceux qui s'opposent à l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta nous disent depuis des années qu'il faut y mettre fin, en réduire l'ampleur, ou à tout le moins taxer fortement cette activité et la réglementer sévèrement de façon à en limiter les impacts sur l'environnement. Ces critiques ont tort sur deux points.
Le projet de loi C-38 déposé par le gouvernement Harper est un projet de loi fourre-tout lié au budget. Il contient entre autres une section modifiant la Loi sur les Pêches qui sera dorénavant restreinte à la protection « des pêches commerciales, récréatives et autochtones ». Cette mesure a plus d'importance qu'il n'y paraît.
Au moment d'écrire ces lignes, le prix moyen de l'essence est d'environ 1,40 $ au Québec. En France, il est de 1,60 euro (environ 2 $ CAD). Aux États-Unis, le prix moyen d'un gallon d'essence est de 3,8 $ USD (l'équivalent de 1 CAD le litre). Dans un tel contexte, les ventes de véhicules énergivores ne sont pas sur le point de fléchir. Car la réalité est simple : plus le prix de l'essence est bas, plus les ventes de ces véhicules augmentent. Et pourquoi pas augmenter le prix du carburant pour stopper l'hémorragie?
Le fameux projet de loi 48 a suscité de vives réactions de la part des citoyens du Québec. Cette ébauche législative déposée en décembre dernier par le député de Mont-Royal, et ministre, M. Pierre Arcand, prévoit forcer tout propriétaire d'un véhicule automobile pouvant constituer « une source possible de contamination de l'atmosphère» à soumettre son véhicule, à ses frais, à une «inspection environnementale» par un établissement accrédité par le ministère.