La politique canadienne devrait s'animer avec l'élection anticipée de Justin Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada. C'est lui qui devrait diriger les troupes libérales au retour de la Chambre des Communes dans 15 jours ce qui lui confèrera une visibilité maximale.
La langue est bien une affaire politique au Québec. Mais dans un monde de plus en plus globalisé, toute décision politique majeure se doit de prendre en considération les réalités du monde actuel.
En toute honnêteté, les changements en profondeur que requiert le milieu des affaires, de la fonction publique et du milieu de la politique au Québec ne pourront s'opérer sans un redressement très solide des questions d'éthiques, pas uniquement en surface et en forme, mais en substance et sur le fond des choses.
La réalité des écoles secondaires du Québec n'est pas celle des cégeps et des universités où enseignent M.Laporte ou encore M. Éric Bédard. Il est faux de croire que l'on peut arriver dans une classe d'élèves du secondaire comme on entre dans une classe de cégep ou d'université et réussir ce marathon qu'est le passage des adolescents par l'école secondaire québécoise en se fiant sur nos qualités d'orateurs et à notre passion pour notre matière.
Le multiculturalisme n'a pas bonne presse au Québec. Beaucoup de gens, à droite comme à gauche, l'associent à une machination de l'État fédéral en vue de nuire aux revendications nationales des Québécois. C'est une grave erreur à mon avis. L'avenir des nations émancipées de la peur implique une conception plurielle de l'identité.
Le Canada vient d'annoncer en cachette, sans le signifier officiellement aux Nations Unies et aux Canadiens, qu'il se retire de la Convention de l'ONU sur la lutte à la désertification. Ayant eu la chance de travailler à maintes reprises avec cette convention de 2002 à 2008, et constaté moi-même dans le cadre de missions en Afrique l'importance du travail de coopération internationale réalisé par cet accord international, cette décision me désole particulièrement.
Assainir les finances publiques et contrôler les dépenses sont généralement des thèmes que l'on associe aux partis politiques plus à droite. Que se passe-t-il donc avec le ministre des Finances d'un Parti québécois qui se réclame à gauche sur l'échiquier politique?
Comment est-ce possible de dénigrer des héros comme Jacques Parizeau ou Lucien Bouchard? Aussitôt que ces grands cerveaux québécois expriment une opinion étoffée par l'expérience, ils sont nombreux à grimper sur les tréteaux pour les inviter à réintégrer leur tanière et à se taire. Eux, qui ont laissé leurs empreintes indélébiles sur le Québec. Ne sommes-nous pas capables d'honorer des héros autres que les joueurs de hockey et les humoristes?
Le programme d'univers social inauguré en 2006 visait au départ à alléger la matière du cours d'histoire et à lutter contre le décrochage. L'échec est aujourd'hui cuisant. Loin d'être allégé, le cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques. Quant au taux de décrochage, il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron.
Les indépendantistes québécois contemporains nous chantent à perte de voix l'incompatibilité prétendue des valeurs canadiennes et des valeurs québécoises . À l'absolutisme identitaire faussement dichotomique de mes concitoyens sécessionnistes, j'oppose la notion de complémentarité identitaire. Ainsi, de ma fierté canadienne et québécoise, il n'y aurait de honte que dans l'idée d'en renier une en dénaturant l'autre.
Où sont les médias pour souligner l'émergence de mouvements citoyens qui dénoncent et critiquent les écologistes et leurs discours tueurs d'emplois? Il faut en effet apprendre à se méfier des écologistes, ce sont des extrémistes qui plutôt que de regarder la dent qu'on vient de te reconstruire pointent les quatre autres qu'on t'a pétées dans la gueule.
La période des impôts est de retour et mon cabinet fonctionne à plein régime. Je ne suis pas comptable, mais plutôt médecin de famille. Mes patients n'occupent pas les fonctions de cadre supérieur dans une banque, ils vivent en grande partie dans la pauvreté. Plusieurs sont sans-abri ou assistés sociaux. Pourtant, je me fais un devoir de rappeler à tous mes patients, sans exception, de produire leur déclaration de revenus.
Québec va donc «investir» 3,7 milliards pour reconstruire l'échangeur Turcot d'ici 2020. Sans même penser aux inévitables dépassements de coûts, Turcot coûte à lui seul l'équivalent, à peu de chose près, de nos deux mégas hôpitaux. Ce seul chiffre devrait nous faire réfléchir. Alors que nous manquons d'argent pour rénover nos écoles, nous donner des hôpitaux modernes, avons-nous encore les moyens de dépendre autant de l'automobile, du pétrole et du béton? Qui va enfin fermer le robinet?
On parle beaucoup ces temps-ci d'une abolition pure et simple du Sénat. On dit que l'institution est sclérosée, qu'elle est inutile, ou que c'est Un repaire pour les ti-namis du pouvoir. Reste que l'abolition pure et simple, telle que préconisée par le NPD, serait un geste bien radical. On manquerait ainsi une grande occasion de transformer drastiquement la politique fédérale canadienne pour le mieux.
Le fait d'intégrer l'ACDI au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international n'est pas, en principe, une mauvaise idée. Ce type de remaniement a relativement bien fonctionné dans d'autres pays. Toutefois, pour que cette mesure donne des résultats efficaces, le programme d'aide internationale doit avoir un mandat solide, consacrer un budget adéquat et être sous la gouverne d'un ministre solide. Étant donné le dossier peu reluisant des conservateurs en matière d'aide, les préoccupations à tous ces égards sont justifiées.
Il est de coutume pour les députés de tenir le lundi leurs « journée de comté ». Je m'y suis essayé, au début, mais j'ai préféré choisir le vendredi. Je me sentais trop préoccupé, le lundi, des tâches ministérielles que je devais accomplir dans la semaine et ne me sentais pas suffisamment concentré sur mon travail de circonscription.