Le recours aux tribunaux semble être devenu l'ultime moyen d'assurer la régulation et la gestion des affaires publiques comme privées. J'ai cependant beaucoup de difficultés à croire que la solution doive être appréhendée à travers la perspective d'une judiciarisation de la gouverne. La clé ne se retrouverait-elle pas plutôt dans le retour à des pratiques plus respectueuses d'autrui comme le dialogue, la négociation, ainsi que le compromis? Peut-être suis-je trop utopiste...
Les changements climatiques se sont définitivement installés dans notre quotidien. Les impacts environnementaux, vous les connaissez. Vous en entendez parler depuis quelques années déjà. La situation devient beaucoup plus intéressante lorsqu'on considère les changements climatiques dans une perspective de santé: votre santé, la santé de votre famille, mais aussi la santé des sept autres milliards d'humains sur cette planète.
«Indépendance» est un mot à peu près disparu du vocabulaire politique québécois bien que le PQ en fasse la promotion depuis 40 ans. Il y avait là-dedans beaucoup de marketing politique un mot étant considéré moins menaçant que l'autre bien, qu'au bout de la ligne, il s'agisse de faire un pays.
On se demande toujours comment ça peut arriver, on regarde l'Iran et l'on souhaite qu'ils avancent, qu'ils se démocratisent. Peut-être que Manu Militari et les autres avaient raison, peut-être que nous nous plaignons de presque rien, ou alors de si peu, mais peut-être que non, peut-être qu'il faudrait aussi tendre l'oreille, penser que c'est parfois dans la subtilité qu'une démocratie devient un état policier.
Le livre Pour une économie démocratique est un «guide d'action» pour reprendre prise sur notre condition humaine. La «démocratie économique» cherche à appliquer les idéaux démocratiques - le pouvoir par le peuple - à la gestion de l'économie. Le constat des deux auteurs est partagé par un grand nombre d'économistes: le capitalisme contemporain, après la parenthèse des «Trente glorieuses» (1945-1975), a retrouvé sa dynamique originelle qui tend à concentrer le pouvoir économique entre une poignée d'entreprises formant un vaste oligopole international contrôlé par un nombre restreint d'actionnaires et de «décideurs» économiques.
Le premier endroit où les C.S. devraient regarder pour absorber des coupures du gouvernement me parait être dans les activités administratives. Des données parmi les plus récentes fournies par le MELS dans les crédits budgétaires indiquent que les activités administratives sont passées de 512 M$ en 2003-2004 à 598 M$ en 2010-2011, une augmentation de 86 M$ (+16%) en 6 ans. Or, pendant la même période, le nombre d'élèves dans les commissions scolaire a diminué de 112 000, une baisse de 11,4 %. Inconcevable...
Les révélations du Consortium international des journalistes d'enquête font frémir tous les fraudeurs fiscaux de la planète. N'allez cependant pas croire que les paradis fiscaux ne servent qu'aux vedettes de la commission Charbonneau, aux politiciens socialistes français ou aux dictateurs en tout genre. Non. Votre voisin, votre frère ou peut-être votre patron a son fonds de pension là-bas. Voyons comment ça fonctionne.
La saga judiciaire de Lise Thibault nous rappelle régulièrement l'opportunité d'abolir cette charge publique devenue symbolique et nuisible, reliquat anti-démocratique de notre statut colonial. Puisque aucune réforme constitutionnelle n'est en vue afin de liquider les poste de lieutenant-gouverneur, c'est le rôle du du gouvernement du Québec de proposer des solutions pratiques pour trouver une issue à cette situation qui contribue à nourrir le cynisme envers nos institutions publiques.
Bienvenue donc à cette commission sur l'assurance-emploi que vient de mettre sur pied le Parti québécois, en réponse à cet affront, pour ne pas dire ce mépris, du gouvernement Harper. L'assurance-emploi est une assurance à la fois sociale et économique. Une société ne peut se permettre de laisser le libre marché - et encore moins le vote partisan des conservateurs - jeter ses travailleurs à la poubelle.
Travaillons avec les mouvements sociaux en tant qu'allié et non en tant que gérant d'estrade. Oui, nous sommes leur relais à l'Assemblée nationale, mais non, ils ne sont pas nos faire-valoir. La meilleure synthèse que j'ai entendue sur ce sujet est: «Marcher côte à côte, mais frapper ensemble». J'adhère à l'objectif de faire de QS un parti des urnes et de la rue, mais nous n'y arriverons pas en tentant de remplacer ou d'inféoder les groupes déjà existants.
Ce n'est plus un secret, les dernières années ont été difficiles pour bien des scientifiques à travers le pays. L'ouverture d'une enquête du commissaire fédéral à l'information sur certaines politiques et méthodes qui ont pour effet de museler les scientifiques du gouvernement canadien confirme les craintes: les scientifiques fédéraux ont perdu leur droit de parole.
La culture, la cohésion sociale, voilà deux grandes oubliées dans le débat entourant la langue d'enseignement au collégial. Je constate une fois encore qu'au Québec, la question linguistique est un gros arbre qui cache bien d'autres dimensions de vie en société. Dans le cas particulier de l'intégration des immigrants, croire qu'il suffit de leur faire apprendre quelques rudiments de français pour les laisser à leur sort ensuite est un leurre.
Imposer des processus complètement non partisans pour désigner la haute direction de l'appareil gouvernemental québécois serait contraire aux principes fondamentaux de la démocratie. Le peuple a élu ses représentants, et le parti arrivant en tête à l'Assemblée nationale est choisi pour gouverner. À ce titre, il est non seulement nécessaire, mais demandé au gouvernement de nommer des gens proches du pouvoir aux postes stratégiques.
Sans être historien, même amateur, ne faut-il pas se nourrir à la mamelle de l'Histoire. Se souvenir! Prendre du recul! Il faut célébrer les sages de la Nation pour en extirper sa grande Histoire, ses grandes œuvres et les grandes valeurs nobles qui ont animé les faits et gestes de nos ancêtres. Sinon, que nous reste-t-il si nous ne cherchons qu'à dénigrer d'une façon mesquine et partisane tous les hauts faits de nos membres les plus illustres qui nourrissent notre fierté?
Au début, j'avoue que je trouvais ses blagues drôles, mais maintenant, je ne trouve plus rien de drôle à ses écrits. Il écrit n'importe quoi! En fait, je crois plutôt qu'il cherche à humilier les gens et à les faire passer pour des ignares.
Dans le contexte économique actuel, nous cherchons de plus en plus des solutions de transports qui seront compétitives en termes de temps et de confort et qui agiront comme un vecteur de développement économique durable. C'est dans cette optique que je présente un projet de train à haute vitesse circulant par la Rive-Nord et qui relierait la gare du Palais de Québec et la gare centrale de Montréal en quelque 2h15. Ce projet, à améliorations graduelles, pourrait être réalisé à des coûts nettement inférieurs aux autres projets, car il utiliserait les infrastructures existantes.