Je ne te connais pas personnellement mais je t'écris à toi pour trois raisons. D'abord, la première ministre sera sûrement trop occupé pour répondre à mes questions, ensuite nous écrivons sur la même tribune et, finalement, je trouvais que tu étais brillant. Alors je me dis que tu pourras sûrement m'expliquer certaines choses. J'aimerais bien que tu m'expliques ce que vous, le Parti québécois, êtes en train de faire. J'aimerais bien comprendre ce qu'est devenu ce parti.
Ce samedi 20 avril avait lieu le Conseil général du Bloc québécois, le deuxième depuis la cuisante défaite de mai 2011. Il va sans dire que l'ambiance était totalement différente de celle de l'an dernier, aux dires des participants. Et pour cause! Le Bloc reprend progressivement sa place sur l'écran radar de la politique fédérale.
Le déficit zéro était au coeur du budget précipité de l'automne de Nicolas Marceau et cet objectif était martelé à nouveau dans la toute récente mise à jour des Finances. Or, voilà qu'on apprend que la première ministre a testé l'idée d'un report du déficit zéro devant un petit groupe d'influenceurs triés sur le volet. Ce n'est pas la première fois que ce gouvernement nage en pleine contradiction.
Si l'identité québécoise du 20e siècle a été marquée par la nationalisation de l'hydroélectricité, l'identité québécoise du 21e siècle devra l'être par la fin de notre dépendance au pétrole. Lorsqu'ils voyageront autour du monde, nos enfants seront fiers d'appartenir à une nation «pétrolibre».
Récemment, Justin Trudeau prétendait que c'était un «mythe» de dire que le Québec n'avait pas signé la constitution de son père. Ce mercredi, le nouveau chef libéral admet que cette signature n'a pas eu lieu. Bravo. Il prétend cependant que c'est la faute du gouvernement souverainiste québécois de l'époque. M. Trudeau II a besoin de lire encore un peu, c'est certain. Notamment au sujet de René Lévesque, l'homme qu'il tient pour responsable de la non-signature du Québec.
Qu'ai-je découvert de Justin Trudeau au cours des derniers mois? D'abord qu'il ne doit rien à personne. Ni à son entourage, au parti, ou à la communauté d'affaires. C'est un homme qui apprend et grandit dans l'adversité et qui ne se prend pas trop au sérieux. Il s'entoure de gens qui ne pensent pas toujours comme lui et qui ne sont pas complaisants à son égard. Il aime les défis et est déterminé à rester lui-même. Il a une capacité remarquable de rassembler les gens.
Justin Trudeau, si vous refusez toujours l'idée d'ouvrir de vieilles chicanes, sachez qu'en jetant tout le discrédit sur le regretté René Lévesque comme vous l'avez fait, vous venez d'en créer une toute nouvelle. Et pour reprendre les mots célèbres d'un autre Trudeau, je me permet de dire au nom de toutes celles et tous ceux qui, en ce moment, se sentent profondément blessés par cette déclaration: «Just watch us»!
La Marche pour la Terre 2013 se tiendra le dimanche 21 avril à Montréal. Il y a un an, la première marche, qui a rassemblé un quart de millions de personnes, avait eu l'effet d'un grand tremblement de terre. Un an plus tard, loin du printemps érable, l'appel à la mobilisation est tout aussi important, et les raisons de marcher toutes aussi nombreuses.
J'ai toujours cru que, par définition, un bon gouvernement est celui qui adopte de bonnes mesures pour la majorité des citoyennes et des citoyens. Mais, ça ne s'arrête pas là. Un bon gouvernement doit également être capable de reculer lorsqu'il a adopté une mesure nuisible à la majorité des citoyennes et des citoyens. L'abolition du crédit d'impôt de 15 % pour fonds de travailleurs est une erreur magistrale, tant du point de vue économique que social. Stephen Harper et Jim Flaherty doivent donc reculer.
La formation politique au sein de laquelle je travaille, et milite, croit que le refus de rendre public un document doit devenir l'exception, et non la norme. Comme l'écrivait récemment sur Twitter l'ex-ministre libérale Christine St-Pierre, «un travail colossal sur le nouveau projet de loi s'annonce mais [il sera] fort intéressant». Jusqu'à maintenant, tous les partis politiques représentés à la Commission des institutions semblent s'entendre sur l'importance de moderniser la Loi sur l'accès à l'information.
La possibilité que le gouvernement péquiste régisse la rémunération des recteurs et des rectrices relance un débat constant de notre modernité néolibérale qui s'appuie sur cette «règle universelle» voulant que les meilleurs salaires attirent les «meilleurs cerveaux». Cette «loi de l'économie» prend pour acquis cette idée utilitariste selon laquelle l'être humain est motivé par son simple intérêt personnel.
Contrairement au gouvernement Marois, qui n'a eu aucun scrupule à couper sans même avoir réalisé des études d'impacts, le Parti libéral du Québec a toujours distingué les mesures d'aide à l'emploi et les mesures d'aide sociale. Il faut s'assurer d'apporter aux personnes démunies un soutien financier, mais nous devons aussi tout mettre en œuvre pour les aider à se sortir de la pauvreté.
Les jeunes prennent actuellement conscience de l'importance de l'enjeu. Ils attendent avec impatience le dévoilement, d'ici quelques jours, du rapport D'Amours qui doit livrer un examen du système de retraite québécois et proposer des pistes d'action. Nous espérons que le rapport fera de l'équité intergénérationnelle une considération majeure et qu'il établira des bases solides pour un débat de société, urgent, sur l'avenir de nos régimes de retraite.
Je me suis présenté vendredi matin au Palais des congrès de Montréal, avec, au cou, ma carte de délégué néodémocrate. Misère! J'en suis ressorti avec un alexandrin de Molière en tête: mais que diable allait-il faire dans cette galère? Une réalité brutale venait de me frapper en plein visage: le NPD n'est pas un parti de militants, mais une machine électorale. Une bureaucratie qui se soucie comme d'une guigne du fonctionnement démocratique et des débats de fond. En bref, j'ai senti un parti comme les autres,
Depuis que l'affaire RBC a éclaté au grand jour la semaine dernière, plusieurs inexactitudes et préjugés ont circulé au sujet du fameux programme des travailleurs étrangers mis sur pied par Ottawa. L'abolir serait une grave erreur: notre avenir économique en dépend. Certaines précisions s'imposent donc sur ce programme faussement controversé.
Les tensions linguistiques ne sont pas récentes au Québec, ni au Canada. Les frictions entre la langue de Shakespeare et de Molière ont eu des conséquences partout «d'un océan à l'autre», mais en particulier ici, où René Lévesque a fait adopter la Loi 101 pour protéger l'effritement graduel du français. Mais voilà que ce débat linguistique sur la langue d'usage d'une société fait aussi parler de lui à Richmond, en Colombie-Britannique, ainsi que chez nos voisins américains.