Lancé l'année dernière au milieu du «printemps érable», le livre Un gouvernement de trop de Stéphane Gobeil n'a pas reçu l'attention qu'il méritait. Gobeil, un conseiller au cabinet de l'actuelle première ministre et ex-employé du Bloc québécois, a épluché les comptes publics fédéraux afin de déterminer la part que reçoit le Québec du gouvernement fédéral, et surtout pour estimer les économies que pourrait réaliser un Québec indépendant en coupant les dédoublements administratifs. Sa conclusion: un Québec indépendant aurait économisé 7,5 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009-2010 en dédoublements administratifs et en programmes qui ne servent pas - ou peu - le Québec.
Plus que 11 séances de l'Assemblée nationale avant les longues vacances d'été des parlementaires. Ceux qui suivent régulièrement la période des questions auront remarqué un changement de ton, un désir à peine contenu de mettre derrière soi une année mouvementée. La vérité, c'est que les élus ont hâte d'en finir.
Cette démocratie véritable, la démocratie participative - terme davantage évocateur et engageant, à mes yeux, que celui de démocratie directe - est, nous rappelle Dupuis-Déri en conclusion de son ouvrage, est un processus long et laborieux. «Mais qui a prétendu qu'il est facile de réaliser la liberté, l'égalité et la solidarité?»
Le ministre des Affaires autochtones a annoncé que l'élément le plus important de son plan de réforme de l'éducation dans les réserves sera de nouvelles normes et de nouvelles structures. En d'autres termes, il croit que si vous vous trouviez au volant d'une vieille voiture, descendant une route cahoteuse, ne sachant pas s'il vous reste assez d'essence, la meilleure façon de vous aider serait de vous fournir un nouveau conducteur, armé d'un nouveau manuel.
Le monde du revenu de retraite est en pleine mutation et la plupart d'entre nous se trouve maintenant sans filet de sécurité. En 1986, une part importante de la main-d'œuvre canadienne bénéficiait d'un régime de retraite soutenu par l'employeur, et la plupart étaient à prestations déterminées. En 2010, seulement 29 % de cette main-d'œuvre bénéficiaient d'un régime de retraite d'employeur, dont seulement 75 % à prestations déterminées.
Les citoyens se désintéressent de plus en plus de la politique. Un phénomène qui perdure depuis des années et qui ne semble pas être près de se résorber. Qui pourrait leur en vouloir? Sauf que, tranquillement, notre cynisme politique érode nos institutions. Il s'agit d'un cercle vicieux: moins on s'implique, moins le gouvernement nous ressemble, moins on s'y identifie, moins on s'implique.
Le problème du PQ est le PQ lui-même. Les sondages nous démontrent l'impopularité croissante du gouvernement. Les perspectives de réélection diminuent alors que la menace d'implosion refait surface. C'est vraisemblablement à quoi sert la campagne promotionnelle pour la souveraineté: sauver les meubles.
L'économiste Pierre Fortin est récemment passé en entrevue à Radio-Canada avec Gérald Fillion pour parler de l'économie du Québec. Il a fait plusieurs affirmations qui, pour les auditeurs de l'émission, pouvaient paraître impressionnantes. Venant de M. Fortin, ces affirmations ne sont pas nouvelles: il en parle depuis le début des années 2000. Il fait toutefois usage de plusieurs raccourcis pour appuyer son point de vue.
Pour une amie militante, la gronde judiciaire vient de tonner. Accusée de voie de fait sur un policier durant une manifestation - sans toutefois avoir été reconnue coupable, ni condamnée - de sévères conditions lui sont imposées jusqu'à la tenue de son procès. Couvre-feu, interdiction de participer à tout rassemblement déclaré illégal, période probatoire, interdiction de consommer, posséder, transporter, acheter ou fréquenter un lieu où l'on sert de l'alcool. Un cas parmi tant d'autres...
La récente agitation entourant le rapatriement de la Constitution canadienne et la Charte a fait surgir un flot de souvenirs, et m'a inspiré quelques réflexions. La nouvelle théorie de la conspiration de Frédéric Bastien vient malheureusement s'ajouter à une longue liste. Alors qu'il n'y a eu aucun complot ni conspiration, ni aucune surprise.
Aucun produit ne surclasse la bière en terme de fidélité, ni même d'identification à une marque. On ne fait pas qu'adopter une étiquette de bière, on en tire même de la fierté. Comme bien des choses, ce lien affectif à sa broue trouve sa source dans l'histoire.
Le Salon du livre anarchiste, probablement le seul évènement littéraire qui attire une présence policière, mais surtout l'occasion de mettre à mal des préjugés véhiculés couramment sur un courant politique un brin marginalisé. C'est la perspective de sortir des sentiers battus (et imposés), de ne pas se retrouver avec un autre roman torche-cul affublé d'un Coup de Cœur vendeur, d'entendre un discours différent de celui entretenu à grands frais par les grands Pontes, soucieux de l'adhésion de tous.
Le quotidien montréalais Le Devoir confirme ce matin ce dont on se doutait déjà : le gouvernement du Parti québécois autorisera le forage avec fracturation sur l'île d'Anticosti et ce, avant que ne soit réalisée une évaluation environnementale sur le sujet. Après avoir déclaré un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste, voilà que le PQ fonce à fond de train - les yeux fermés - vers l'exploitation du pétrole de schiste.
Pour motiver davantage les élus de l'Assemblée nationale à renforcer notre politique linguistique, certains en sont venus à faire un usage abusif de l'«indice de vitalité linguistique» (IVL). Pourtant, depuis la commission Gendron (1968-1973), au moins une demi-douzaine de démographes ont fait des mises en garde. Hélas, des interprétations nettement abusives sont réapparues.
Suite à la démission du bibliothécaire et archiviste du Canada, Daniel J. Caron, nous exhortons le gouvernement à consulter le milieu des bibliothèques et des archives pendant le processus de sélection de son remplaçant.
Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne en a fait un de ses chevaux de bataille, la Journée nationale des Patriotes ayant de nouveau fait ressurgir la question de l'enseignement de l'histoire au Québec et je m'en réjouis grandement. Il est de notre devoir d'appuyer toutes mesures qui feront en sorte que l'on cesse de former des incultes, des ignorants quant aux fondements historiques de leur nation au Québec.