La cause indépendantiste doit passer par une forme de rédemption pour regagner de l'appui et de la notoriété publique. Q'est-ce qui me fait dire une telle chose? La conclusion du Congrès de la Convergence nationale, où visiblement une certaine forme de malaise était perceptible chez plusieurs devant l'absence d'un engagement profond et formel de la part du principal et, en apparence incontournable, Parti québécois ainsi que de sa chef, absente à Montréal le 26 mai dernier!
Ce que propose le ministre Hébert est un virage majeur qui concerne jeunes et moins jeunes. Pas de problème jusqu'en 2017, le régime a été provisionné et en ajoutant 500 millions$, ça tient la route. Après, c'est l'inconnu, inconnu qu'on évalue présentement à 120 millions$ par année. Le gouvernement Marois affirme que nous avons 2 choix: renflouer la caisse dédiée rapidement où pelleter en avant cette nouvelle charge sociale inévitable.
Après neuf mois de gouvernance souverainiste au cours desquels tous ont cru, à un moment ou un autre, que la stratégie du gouvernement Marois était calquée sur un mauvais numéro de danse en ligne - un pas vers l'avant, un pas vers l'arrière, un pas vers la gauche, un pas vers la droite -, il semble que la pensée des stratèges péquistes se clarifie quelque peu.
La plupart des personnes âgées veulent mourir à la maison. Pourtant, près de la moitié d'entre elles finissent leurs jours à l'hôpital. Plusieurs de ces patients ne devraient pas mourir en centre hospitalier, mais pourraient passer leurs derniers moments dans des endroits plus confortables, si les services nécessaires existaient.
Trop de gens ne font pas la différence entre être en rogne contre le Canada ou «l'impérialisme » et l'être contre l'anglophone. L'avenir appartient pourtant au bilinguisme, modéré et encadré au Québec, afin de ne pas perdre nos acquis, mais le tout dans le respect des droits des uns et des autres.
L'avenir du Sénat doit faire l'objet d'une réflexion judicieuse. Si c'est pour nous retrouver avec deux chambres relativement similaires à Ottawa, finissons-en et abolissons le Sénat. Mais il serait tout de même malheureux de ne pas saisir cette opportunité de créer une institution qui favoriserait un plus grand dialogue entre les provinces canadiennes.
Le livre de Ducasse et Vouloumanos se veut un essai, mais je suis persuadé que si on en fait une utilisation juste, il pourra devenir le livre blanc de la gauche au Canada, et même ailleurs. Les pistes de solutions, qui s'orientent principalement sur la démocratisation de notre économie, ont ce qu'il faut pour attirer les gens. Sans croire qu'il faille une révolution flagrante ou encore l'effacement complet du capitalisme actuel, le message principal s'oriente vers des changements économiques modérés, mais concrets et efficaces.
C'est ce matin que la ministre des Ressources naturelles du Québec, Martine Ouellet déposera un 3e projet de loi sur les mines en moins de quatre ans. À quoi s'attendre comme nouvelles mesures de protection pour les citoyens et l'environnement? Comment ce projet de loi s'articulera-t-il avec les revendications citoyennes et les deux autres projets de loi précédents, mort-nés? Voici 12 questions incontournables qu'il faudra poser concernant le nouveau projet de loi proposé aujourd'hui.
Avec le jugement concernant la récitation de la prière au Saguenay, nous avons, encore une fois, la démonstration des limites du juridique dans l'affirmation de la séparation du politique et du religieux. Cet enjeu sociétal d'une très grande importance, compte tenu de la charge émotive qu'il soulève et de la poudrière qu'il entraîne, gagnerait à être pris à bras-le-corps par le politique. La séparation du politique et du religieux mériterait d'être solennellement affirmée par l'État québécois et entérinée comme principe politique et juridique dans la Charte des droits et libertés.
Les tribunaux examinent un recours collectif contre la Société des alcools du Québec, à qui les requérants reprochent de gonfler les prix et d'avoir une marge bénéficiaire excessive qui pénalise les consommateurs. On peut donc qualifier d'unique la situation où des citoyens se sentent obliger de s'adresser aux tribunaux, plutôt qu'au gouvernement, pour dénoncer le comportement d'une société d'État.
«Manifestement, il s'agit d'une attitude engagée qui remet en cause, du moins en apparence, la neutralité religieuse de la ville et de celle de ses représentants. Cette conduite constitue une adhésion publique indéniable au catholicisme.» À lire ce passage sur le maire Jean Tremblay, on pourrait croire que la Cour d'appel a confirmé la décision du Tribunal des droits de la personne et maintenu l'interdiction de réciter la prière à l'hôtel de ville de Saguenay. Or, il n'en est rien.
Lancé l'année dernière au milieu du «printemps érable», le livre Un gouvernement de trop de Stéphane Gobeil n'a pas reçu l'attention qu'il méritait. Gobeil, un conseiller au cabinet de l'actuelle première ministre et ex-employé du Bloc québécois, a épluché les comptes publics fédéraux afin de déterminer la part que reçoit le Québec du gouvernement fédéral, et surtout pour estimer les économies que pourrait réaliser un Québec indépendant en coupant les dédoublements administratifs. Sa conclusion: un Québec indépendant aurait économisé 7,5 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009-2010 en dédoublements administratifs et en programmes qui ne servent pas - ou peu - le Québec.
Plus que 11 séances de l'Assemblée nationale avant les longues vacances d'été des parlementaires. Ceux qui suivent régulièrement la période des questions auront remarqué un changement de ton, un désir à peine contenu de mettre derrière soi une année mouvementée. La vérité, c'est que les élus ont hâte d'en finir.
Cette démocratie véritable, la démocratie participative - terme davantage évocateur et engageant, à mes yeux, que celui de démocratie directe - est, nous rappelle Dupuis-Déri en conclusion de son ouvrage, est un processus long et laborieux. «Mais qui a prétendu qu'il est facile de réaliser la liberté, l'égalité et la solidarité?»
Le ministre des Affaires autochtones a annoncé que l'élément le plus important de son plan de réforme de l'éducation dans les réserves sera de nouvelles normes et de nouvelles structures. En d'autres termes, il croit que si vous vous trouviez au volant d'une vieille voiture, descendant une route cahoteuse, ne sachant pas s'il vous reste assez d'essence, la meilleure façon de vous aider serait de vous fournir un nouveau conducteur, armé d'un nouveau manuel.
Le monde du revenu de retraite est en pleine mutation et la plupart d'entre nous se trouve maintenant sans filet de sécurité. En 1986, une part importante de la main-d'œuvre canadienne bénéficiait d'un régime de retraite soutenu par l'employeur, et la plupart étaient à prestations déterminées. En 2010, seulement 29 % de cette main-d'œuvre bénéficiaient d'un régime de retraite d'employeur, dont seulement 75 % à prestations déterminées.