Le programme d'univers social inauguré en 2006 visait au départ à alléger la matière du cours d'histoire et à lutter contre le décrochage. L'échec est aujourd'hui cuisant. Loin d'être allégé, le cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques. Quant au taux de décrochage, il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron.
Les indépendantistes québécois contemporains nous chantent à perte de voix l'incompatibilité prétendue des valeurs canadiennes et des valeurs québécoises . À l'absolutisme identitaire faussement dichotomique de mes concitoyens sécessionnistes, j'oppose la notion de complémentarité identitaire. Ainsi, de ma fierté canadienne et québécoise, il n'y aurait de honte que dans l'idée d'en renier une en dénaturant l'autre.
Où sont les médias pour souligner l'émergence de mouvements citoyens qui dénoncent et critiquent les écologistes et leurs discours tueurs d'emplois? Il faut en effet apprendre à se méfier des écologistes, ce sont des extrémistes qui plutôt que de regarder la dent qu'on vient de te reconstruire pointent les quatre autres qu'on t'a pétées dans la gueule.
La période des impôts est de retour et mon cabinet fonctionne à plein régime. Je ne suis pas comptable, mais plutôt médecin de famille. Mes patients n'occupent pas les fonctions de cadre supérieur dans une banque, ils vivent en grande partie dans la pauvreté. Plusieurs sont sans-abri ou assistés sociaux. Pourtant, je me fais un devoir de rappeler à tous mes patients, sans exception, de produire leur déclaration de revenus.
Québec va donc «investir» 3,7 milliards pour reconstruire l'échangeur Turcot d'ici 2020. Sans même penser aux inévitables dépassements de coûts, Turcot coûte à lui seul l'équivalent, à peu de chose près, de nos deux mégas hôpitaux. Ce seul chiffre devrait nous faire réfléchir. Alors que nous manquons d'argent pour rénover nos écoles, nous donner des hôpitaux modernes, avons-nous encore les moyens de dépendre autant de l'automobile, du pétrole et du béton? Qui va enfin fermer le robinet?
On parle beaucoup ces temps-ci d'une abolition pure et simple du Sénat. On dit que l'institution est sclérosée, qu'elle est inutile, ou que c'est Un repaire pour les ti-namis du pouvoir. Reste que l'abolition pure et simple, telle que préconisée par le NPD, serait un geste bien radical. On manquerait ainsi une grande occasion de transformer drastiquement la politique fédérale canadienne pour le mieux.
Le fait d'intégrer l'ACDI au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international n'est pas, en principe, une mauvaise idée. Ce type de remaniement a relativement bien fonctionné dans d'autres pays. Toutefois, pour que cette mesure donne des résultats efficaces, le programme d'aide internationale doit avoir un mandat solide, consacrer un budget adéquat et être sous la gouverne d'un ministre solide. Étant donné le dossier peu reluisant des conservateurs en matière d'aide, les préoccupations à tous ces égards sont justifiées.
Il est de coutume pour les députés de tenir le lundi leurs « journée de comté ». Je m'y suis essayé, au début, mais j'ai préféré choisir le vendredi. Je me sentais trop préoccupé, le lundi, des tâches ministérielles que je devais accomplir dans la semaine et ne me sentais pas suffisamment concentré sur mon travail de circonscription.
Les politiques mises de l'avant par le Parti Québécois depuis son élection confirment les appréhensions d'une partie de la population québécoise: le changement de direction si chèrement promu par le PQ lors de la campagne électorale semble avoir été complètement éclipsé. À ce moment-là, Mme Marois scandait : « les Québécois sont inquiets. » Qu'est-ce qui se passe, Madame Marois?
Le 4 septembre dernier, les libéraux ont été chassés du pouvoir après neuf années de règne. Jean Charest quitta la vie politique après neuf ans comme premier ministre et quatorze comme chef du PLQ. Donc, pour la première fois depuis 1983, le parti fédéraliste a déclenché une course à la chefferie. Pendant six mois, trois candidats de qualité se sont affrontés afin de succéder à l'ancien député de Sherbrooke. Cet exercice démocratique s'est déroulé dans l'indifférence totale de la population.
Le projet de loi 14 présenté pour renforcer la Charte de la langue française confèrerait au gouvernement le droit de retirer le statut bilingue à une municipalité qui ne remplirait plus la condition fixée par la Loi 101. Sans ce statut d'exception, une municipalité doit communiquer avec ses citoyens en français.
Je demande solennellement à la police, à son porte-parole toujours si prompt à défendre ses collègues, à sa fraternité tricotée serrée, à ses gradés qui estiment que manifester n'est plus un droit démocratique, je demande donc à tous ces gens supposés défendre la veuve, l'orphelin, la justice et la paix, de bien vouloir faire leur devoir avec autant d'empressement pour les mafieux que pour les manifestants.
7:40 Départ de mon domicile. 7:40 - 7:45 Marche de 5 minutes vers la station de métro Jean Talon. 7:45 Métro Jean Talon, carte Opus tarif ordinaire, direction Côte Vertu, wagon de tête.
On nous en demande beaucoup, à nous Montréalais. Chaque fois qu'on pense avoir passé un cap, stabilisé la situation, une autre tuile s'abat sur l'Hôtel de Ville. Je nous comprends d'être découragés. Mais avant de sombrer dans la sinistrose, ou de jeter la serviette, ne faut-il pas reconnaître, aussi, que bien des choses bougent, sur le terrain ?
Le gouvernement Harper a présenté un budget modéré où il y a un équilibre entre des coupures de dépenses et des politiques de stimulation économique. Cet exercice financier va permettre aux conservateurs de maintenir leur appui auprès des Red Tories de l'Ontario. Sur le plan politique, c'est un bon budget.
La présente élection du prochain porte-parole président de Québec solidaire est une occasion pour nous tous de faire un bilan des sept années d'existences de notre parti. C'est aussi une occasion pour les candidats d'identifier les clés qui feront de QS le parti incontournable de la scène politique québécoise qu'il aspire à devenir. Un accent plus prononcé sur l'indépendance est une de ces clés.