L'action internationale du Québec toute entière est traversée par une idée qui dépasse la simple défense de nos intérêts nationaux. Par une idée qui nous ressemble et qui nous définit, ici et ailleurs : la solidarité. Depuis quelques décennies, le Ministère des relations internationales a défini ses propres programmes de solidarité internationale, en collaboration avec l'AQOCI.
L'intérêt premier du Québec est de constamment créer les conditions de son propre épanouissement. Pour une nation francophone qui forme 2% de la population nord-américaine, cela signifie contribuer sans relâche, sur tous les forums, avec inventivité et combativité, à un monde qui valorise la diversité culturelle et linguistique, plutôt que l'uniformité...
Celui qui a le mieux incarné le changement politique en 2012, méritant le titre d'homme de l'année ne provient pas d'un pays où il y a eu des élections. Qui plus est, il n'est ni politicien, il n'appartient à aucun parti politique et il n'a même jamais été élu. Et pourtant. Mario Monti quitte le pouvoir en ayant accompli plus de réformes en un an qu'un Sarkozy ou qu'un Obama au terme d'un mandat complet.
Ce n'est pas banal. L'Assemblée nationale a été unanime, ce mardi, pour adopter la résolution suivante: « Que l'Assemblée nationale invite le gouvernement du Canada à prendre acte de la décision de l'Organisation des nations unies reconnaissant le statut d'État observateur pour la Palestine et à maintenir l'aide canadienne précieuse prodiguée à la construction de l'état de droit en territoire palestinien... »
Il faut le dire: le Québec a une image de marque dans les pays de la Francophonie. Sur 50 ans, l'engagement, l'énergie, le professionnalisme des artisans québécois ont construit une réelle réputation de probité et d'efficacité. Mais nous ne sommes pas une grande puissance. Nous n'avons pas les muscles des États-Unis ou de la France.
À l'ère où partager sur Facebook ou Twitter une photo de miséreux avec quelques écriteaux semble être un geste suffisant d'information, s'informer sur les enjeux qui maintiennent ces contradictions devient crucial. Prendre le temps de savoir, être au courant, oui. Mais aussi comprendre. Comprendre pourquoi une armée étrangère contrôle des mines de coltan en RDC, que 75% de sa population est sous-alimentée ou que le diamant et l'or qui se trouvent là-bas font partie des raisons menant au viol des femmes comme tactique de guerre, c'est déjà, en mon sens, un bon point de départ.
Le 21 mars dernier, le Mali a subi un coup d'État. Coup d'État que je ne comprends absolument pas... L'armée a le droit de contester les décisions du président dans la gestion de la crise qui sévit dans le nord du pays. Peut-être effectivement, il n'est pas assez dur avec la rébellion, et leur laisse de l'espace... Mais de là à faire un coup d'État, il n'ya pas un pas... il y'a un fossé.
Bien qu'il y ait eu un consensus à condamner ce coup d'état, je trouve que certaines réactions ont été très complaisantes dont celle de l'ONU qui s'est contentée de demander le retour de la démocratie. Mais comment et quels sont les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour rétablir la légitimité constitutionnelle de ce pays?