Sur la question québécoise, le Canada chemine. Il s'éloigne. Naguère, on les entendait demander «What does Québec want?» (Que veut le Québec?). Puis, ce fut «Who cares what Québec wants!» (On se fiche de ce que le Québec veut). Aujourd'hui, on s'approche de «Québec, what's that?»
Quand j'ai écrit sur mon blogue que la péréquation devrait être plus généreuse pour le Québec, je pensais que les Albertains se demanderaient d'où me vient cette idée. Mais c'est plutôt au Québec qu'on m'a accusé de suggérer que la péréquation devrait être retirée à la province. C'est pourtant l'opposé de ma pensée.
J'étais à me lamenter sur ces fléaux de notre existence, ces hypocrisies, ces faux-semblants qui pourrissent nos vies jour après jour, quand tout à coup le téléjournal vint me sortir de ma torpeur pour me donner, enfin, de vraies raisons d'espérer. La très respectable Banque Royale du Canada, la plus grande institution bancaire du pays, venait d'annoncer qu'elle mettait à pied plusieurs dizaines d'employés canadiens pour les remplacer par des travailleurs venus d'Inde.
Bien que les bénéfices issus des activités de plein air soient évidents pour la santé, les gouvernements fédéraux et provinciaux n'intègrent pas de dose quotidienne de nature dans leurs lois. La société de nos jours oublie également d'en faire une priorité dans la vie de nos enfants. Cette méthode peu coûteuse et efficace permettant de nous rendre plus sains et heureux devrait être une solution évidente.
Les Québécois doivent regarder plus loin que le bout du tuyau pour comprendre qu'ils ont pour la première fois l'occasion de se prononcer sur un enjeu aussi crucial pour l'avenir du Canada et de ses enfants. Les projets d'oléoducs sont des référendums sur la gestion des sables bitumineux. En privant les Canadiens d'un sain débat sur la question, le gouvernement fédéral et l'industrie ont eux-mêmes créé les conditions de ce blocage. À eux de tirer les leçons qui s'imposent.
Les changements climatiques se sont définitivement installés dans notre quotidien. Les impacts environnementaux, vous les connaissez. Vous en entendez parler depuis quelques années déjà. La situation devient beaucoup plus intéressante lorsqu'on considère les changements climatiques dans une perspective de santé: votre santé, la santé de votre famille, mais aussi la santé des sept autres milliards d'humains sur cette planète.
Le livre Pour une économie démocratique est un «guide d'action» pour reprendre prise sur notre condition humaine. La «démocratie économique» cherche à appliquer les idéaux démocratiques - le pouvoir par le peuple - à la gestion de l'économie. Le constat des deux auteurs est partagé par un grand nombre d'économistes: le capitalisme contemporain, après la parenthèse des «Trente glorieuses» (1945-1975), a retrouvé sa dynamique originelle qui tend à concentrer le pouvoir économique entre une poignée d'entreprises formant un vaste oligopole international contrôlé par un nombre restreint d'actionnaires et de «décideurs» économiques.
Les révélations du Consortium international des journalistes d'enquête font frémir tous les fraudeurs fiscaux de la planète. N'allez cependant pas croire que les paradis fiscaux ne servent qu'aux vedettes de la commission Charbonneau, aux politiciens socialistes français ou aux dictateurs en tout genre. Non. Votre voisin, votre frère ou peut-être votre patron a son fonds de pension là-bas. Voyons comment ça fonctionne.
Bienvenue donc à cette commission sur l'assurance-emploi que vient de mettre sur pied le Parti québécois, en réponse à cet affront, pour ne pas dire ce mépris, du gouvernement Harper. L'assurance-emploi est une assurance à la fois sociale et économique. Une société ne peut se permettre de laisser le libre marché - et encore moins le vote partisan des conservateurs - jeter ses travailleurs à la poubelle.
Ce n'est plus un secret, les dernières années ont été difficiles pour bien des scientifiques à travers le pays. L'ouverture d'une enquête du commissaire fédéral à l'information sur certaines politiques et méthodes qui ont pour effet de museler les scientifiques du gouvernement canadien confirme les craintes: les scientifiques fédéraux ont perdu leur droit de parole.
Dans le contexte économique actuel, nous cherchons de plus en plus des solutions de transports qui seront compétitives en termes de temps et de confort et qui agiront comme un vecteur de développement économique durable. C'est dans cette optique que je présente un projet de train à haute vitesse circulant par la Rive-Nord et qui relierait la gare du Palais de Québec et la gare centrale de Montréal en quelque 2h15. Ce projet, à améliorations graduelles, pourrait être réalisé à des coûts nettement inférieurs aux autres projets, car il utiliserait les infrastructures existantes.
La politique canadienne devrait s'animer avec l'élection anticipée de Justin Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada. C'est lui qui devrait diriger les troupes libérales au retour de la Chambre des Communes dans 15 jours ce qui lui confèrera une visibilité maximale.
Le Canada vient d'annoncer en cachette, sans le signifier officiellement aux Nations Unies et aux Canadiens, qu'il se retire de la Convention de l'ONU sur la lutte à la désertification. Ayant eu la chance de travailler à maintes reprises avec cette convention de 2002 à 2008, et constaté moi-même dans le cadre de missions en Afrique l'importance du travail de coopération internationale réalisé par cet accord international, cette décision me désole particulièrement.
Les indépendantistes québécois contemporains nous chantent à perte de voix l'incompatibilité prétendue des valeurs canadiennes et des valeurs québécoises . À l'absolutisme identitaire faussement dichotomique de mes concitoyens sécessionnistes, j'oppose la notion de complémentarité identitaire. Ainsi, de ma fierté canadienne et québécoise, il n'y aurait de honte que dans l'idée d'en renier une en dénaturant l'autre.
La période des impôts est de retour et mon cabinet fonctionne à plein régime. Je ne suis pas comptable, mais plutôt médecin de famille. Mes patients n'occupent pas les fonctions de cadre supérieur dans une banque, ils vivent en grande partie dans la pauvreté. Plusieurs sont sans-abri ou assistés sociaux. Pourtant, je me fais un devoir de rappeler à tous mes patients, sans exception, de produire leur déclaration de revenus.
On parle beaucoup ces temps-ci d'une abolition pure et simple du Sénat. On dit que l'institution est sclérosée, qu'elle est inutile, ou que c'est Un repaire pour les ti-namis du pouvoir. Reste que l'abolition pure et simple, telle que préconisée par le NPD, serait un geste bien radical. On manquerait ainsi une grande occasion de transformer drastiquement la politique fédérale canadienne pour le mieux.