Proposer l'admissibilité à l'école anglaise des enfants originaires de pays anglophones apparaît tout naturel et simple. Or, amender la loi 101 pour définir une catégorie d'immigrants privilégiés en comparaison aux autres, c'est ouvrir une boite de Pandore. S'agit-il du pays de naissance ou du pays de dernière résidence avant de migrer? S'agit-il de la langue maternelle?
De qui parle-t-on ici? Si vous croyez que le gouvernement conservateur craint celles et ceux ayant recours à des stratagèmes fiscaux privant nos sociétés de milliards de dollars, vous avez tout faux ! Je parle bien entendu des chômeuses et des chômeurs qui sont prestataires fréquents, les travailleuses et les travailleurs qui occupent des emplois saisonniers ou à forfait, ceux-là mêmes que le gouvernement Harper soupçonne de fraude.
Préférez-vous les bananes ou le printemps? La question peut vous sembler absurde, mais c'est exactement le genre de fausse opposition qu'un sondage continental publié à l'occasion du Jour de la Terre propose. Le sondage révèle que les Nord-Américains priorisent l'indépendance énergétique par l'entremise de l'expansion des sables bitumineux à la lutte aux changements climatiques...
Le mouvement des Établissements verts Brundtland (EVB), l'une des belles réalisations de la CSQ, fête cette année son 20e anniversaire. Vingt ans à éduquer et à agir pour un avenir viable. Vingt ans à promouvoir les valeurs d'écologie, de pacifisme, de solidarité et de démocratie. Visiblement, le gouvernement Harper a bien peu de choses à offrir pour souligner cet anniversaire. C'est même tout le contraire.
Ce samedi 20 avril avait lieu le Conseil général du Bloc québécois, le deuxième depuis la cuisante défaite de mai 2011. Il va sans dire que l'ambiance était totalement différente de celle de l'an dernier, aux dires des participants. Et pour cause! Le Bloc reprend progressivement sa place sur l'écran radar de la politique fédérale.
Récemment, Justin Trudeau prétendait que c'était un «mythe» de dire que le Québec n'avait pas signé la constitution de son père. Ce mercredi, le nouveau chef libéral admet que cette signature n'a pas eu lieu. Bravo. Il prétend cependant que c'est la faute du gouvernement souverainiste québécois de l'époque. M. Trudeau II a besoin de lire encore un peu, c'est certain. Notamment au sujet de René Lévesque, l'homme qu'il tient pour responsable de la non-signature du Québec.
Qu'ai-je découvert de Justin Trudeau au cours des derniers mois? D'abord qu'il ne doit rien à personne. Ni à son entourage, au parti, ou à la communauté d'affaires. C'est un homme qui apprend et grandit dans l'adversité et qui ne se prend pas trop au sérieux. Il s'entoure de gens qui ne pensent pas toujours comme lui et qui ne sont pas complaisants à son égard. Il aime les défis et est déterminé à rester lui-même. Il a une capacité remarquable de rassembler les gens.
Justin Trudeau, si vous refusez toujours l'idée d'ouvrir de vieilles chicanes, sachez qu'en jetant tout le discrédit sur le regretté René Lévesque comme vous l'avez fait, vous venez d'en créer une toute nouvelle. Et pour reprendre les mots célèbres d'un autre Trudeau, je me permet de dire au nom de toutes celles et tous ceux qui, en ce moment, se sentent profondément blessés par cette déclaration: «Just watch us»!
La Marche pour la Terre 2013 se tiendra le dimanche 21 avril à Montréal. Il y a un an, la première marche, qui a rassemblé un quart de millions de personnes, avait eu l'effet d'un grand tremblement de terre. Un an plus tard, loin du printemps érable, l'appel à la mobilisation est tout aussi important, et les raisons de marcher toutes aussi nombreuses.
Je me suis présenté vendredi matin au Palais des congrès de Montréal, avec, au cou, ma carte de délégué néodémocrate. Misère! J'en suis ressorti avec un alexandrin de Molière en tête: mais que diable allait-il faire dans cette galère? Une réalité brutale venait de me frapper en plein visage: le NPD n'est pas un parti de militants, mais une machine électorale. Une bureaucratie qui se soucie comme d'une guigne du fonctionnement démocratique et des débats de fond. En bref, j'ai senti un parti comme les autres,
Depuis que l'affaire RBC a éclaté au grand jour la semaine dernière, plusieurs inexactitudes et préjugés ont circulé au sujet du fameux programme des travailleurs étrangers mis sur pied par Ottawa. L'abolir serait une grave erreur: notre avenir économique en dépend. Certaines précisions s'imposent donc sur ce programme faussement controversé.
La prochaine campagne électorale fédérale opposera Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper...ou son successeur. Les commentateurs tiennent généralement pour acquis que le premier ministre actuel sera sur les rangs en octobre 2015. Or, on ne sait rien de ses intentions et lui-même n'a jamais donné d'indication sur sa volonté de poursuivre sa carrière politique, ou non.
Les spécialistes de la politique répètent ad nauseam que le clivage gauche versus droite est révolu, voire qu'il constitue une conception politique archaïque. Sur le plan théorique peut-être, mais en pratique est-ce réellement le cas?
Sur la question québécoise, le Canada chemine. Il s'éloigne. Naguère, on les entendait demander «What does Québec want?» (Que veut le Québec?). Puis, ce fut «Who cares what Québec wants!» (On se fiche de ce que le Québec veut). Aujourd'hui, on s'approche de «Québec, what's that?»
Quand j'ai écrit sur mon blogue que la péréquation devrait être plus généreuse pour le Québec, je pensais que les Albertains se demanderaient d'où me vient cette idée. Mais c'est plutôt au Québec qu'on m'a accusé de suggérer que la péréquation devrait être retirée à la province. C'est pourtant l'opposé de ma pensée.
J'étais à me lamenter sur ces fléaux de notre existence, ces hypocrisies, ces faux-semblants qui pourrissent nos vies jour après jour, quand tout à coup le téléjournal vint me sortir de ma torpeur pour me donner, enfin, de vraies raisons d'espérer. La très respectable Banque Royale du Canada, la plus grande institution bancaire du pays, venait d'annoncer qu'elle mettait à pied plusieurs dizaines d'employés canadiens pour les remplacer par des travailleurs venus d'Inde.