Le choc ressenti par les Canadiens à la suite de la récente tragédie au Bangladesh montre qu'en tant que pays, nous nous soucions profondément du bien-être d'autrui et nous voulons des pratiques commerciales responsables et l'absence d'exploitation des travailleurs. Le statu quo n'est pas une option. Il est plus que temps d'adopter des mesures pour responsabiliser davantage les entreprises canadiennes qui mènent des activités ou font de la sous-traitance à l'étranger.
L'ombre derrière le projet de loi C-377 porte un nom et ce n'est pas celui du député conservateur d'arrière-ban qui a été utilisé pour cacher la source véritable de cette offensive antisyndicale sans pareil au Parlement canadien. Il s'agit plutôt d'un puissant groupe d'intérêts antisyndical, Merit Canada, créé par huit associations provinciales d'employeurs de la construction, prêtes à tout pour combattre le droit des travailleuses et des travailleurs à se regrouper pour défendre leurs intérêts.
Dans son dernier projet de loi omnibus (C-60), Stephen Harper a décidé de s'en prendre à l'indépendance de près de 50 sociétés d'État et au droit à la négociation collective. Après avoir mis en place un très coûteux registre des syndicats avec le projet de loi C-377, il continue de s'attaquer aux mouvements de travailleurs sans même considérer les impacts sur notre économie, sur la qualité des services, et sans même en évaluer la constitutionnalité.
Vous avez rencontré l'amour lors d'un voyage dans le Sud? Vous souhaitez que l'heureux ou l'heureuse élu(e) de votre coeur puisse venir vivre avec vous au Québec? Ou mieux encore: vous l'avez rencontré ici même et vous souhaitez ardemment que cette personne - qui n'a aucun statut valide au Canada - puisse tout de même rester auprès de vous. Alors, c'est décidé, vous allez l'épouser...
Les patientes atteintes de cancer ont souvent besoin de médicaments sur ordonnance lorsqu'elles quittent l'hôpital. L'inconvénient, c'est que l'assurance-maladie ne couvre que les médicaments administrés à l'hôpital, comme si aucun médicament sur ordonnance utilisé à l'extérieur de l'hôpital ne pouvait être considéré comme étant véritablement médicalement nécessaire.
Qu'ont en commun le développement des ressources naturelles et la recherche scientifique? Le second sert à appuyer le premier, afin de tendre vers un développement plus responsable et durable de nos ressources, me direz-vous. Peut-être, mais beaucoup trop utopique! En réalité, la réponse réside dans le fait que tous deux sont désormais à la merci du secteur industriel.
Une absence de préparation pour contrer les conséquences qui découleront de l'épidémie d'obésité entraînera assurément un fardeau pour notre système de santé et des effets négatifs sur la population active. Tout cela peut être évité en modifiant l'approche de prestation de soins, notamment en réacheminant la gestion des maladies chroniques au sein même de la collectivité et en offrant des soins sur les lieux de travail.
On apprenait en fin de semaine dernière que Québec solidaire avait désormais la maturité politique pour représenter une alternative crédible au Parti québécois. Transis d'enthousiasme, les co-chefs aiment rêver à une autre vague orange; provinciale celle-là. Car nous le savons tous, ces vagues électorales sont légion! Surtout quand on se présente en Orange.
L'avenir du secteur énergétique au Canada déterminera le sort de notre société. Cette question doit être largement discutée, tant à l'échelle nationale que provinciale, et doit dépasser les frontières politiques et économiques. Nous devons définir le genre de pays que nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits enfants.
Je ne crois pas que les conservateurs soient assez bêtes pour penser pouvoir imposer, au Québec ou ailleurs dans le Canada, un nouveau récit historique national. Non seulement, c'est hors de leur compétence fédérale, mais, en plus, la levée de boucliers actuelle démontre que ça ne passerait pas. Par contre, cela ne veut pas dire que le geste est sans conséquence.
Plusieurs facteurs déterminent l'avenir des minorités françaises hors Québec, dont leur propre volonté de s'épanouir. Mais un Québec fort et non indifférent au sort des Canadiens-français du ROC contribuerait à fonder une dynamique constructive. Un Québec qui n'a toutefois pas assumé un rôle politique avéré depuis très longtemps, malgré la tiède création d'un organisme de façade dit Centre de la francophonie des Amériques.
Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.
Nous nous apprêtons à fracasser l'un des seuils critiques au-delà desquels le climat se dérèglera irréversiblement. Face à cette situation, les délais et les faux-fuyants ne sont plus acceptables. L'heure est venue de choisir son camp. Le gouvernement et l'industrie pétrolière canadienne ont choisi le leur. Nous devons donc nous-mêmes reprendre l'initiative pour défendre les droits des prochaines générations.
J'ai terminé depuis quelques jours la passionnante lecture du livre La bataille de Londres, de l'historien Frédéric Bastien. Dans ce genre de grande enquête historique, il arrive qu'on trouve un filon d'or. On en ressort un lingot: dans ce cas, l'extraordinaire fait que le juge en chef de la Cour suprême et un de ses collègues ont enfreint la règle de la division des pouvoirs pour aider le gouvernement Trudeau et le gouvernement britannique à réussir leur opération de rapatriement unilatéral de la constitution.
Personne n'ignore le peu d'empathie que votre gouvernement et vous-même portez envers les syndicats. En réalité, le projet de loi C-377 est votre attaque contre la liberté d'association des travailleurs. Sous couvert de ce que vous appelez hypocritement la « transparence », vous allez exiger que les organisations ouvrières rendent publique une montagne d'informations souvent personnelles, violant la Charte des droits et libertés et créant une usine à gaz chez Revenu Canada.
La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit y être conservé.