Ce n'est pas un secret que la population d'itinérants est largement affectée par des troubles mentaux de toutes sortes. Schizophrènes, épileptiques et autistes sont laissés à eux-mêmes; les organismes communautaires, les travailleurs de rue ont beau se démener, la tâche est non seulement lourde, mais elle n'est pas simplifiée par des autorités espérant souvent une solution plus rapide et discrète, pressées qu'elles sont par des acteurs économiques influents.
Je demande solennellement à la police, à son porte-parole toujours si prompt à défendre ses collègues, à sa fraternité tricotée serrée, à ses gradés qui estiment que manifester n'est plus un droit démocratique, je demande donc à tous ces gens supposés défendre la veuve, l'orphelin, la justice et la paix, de bien vouloir faire leur devoir avec autant d'empressement pour les mafieux que pour les manifestants.