Philippe Couillard et Marc Tanguay, respectivement chef du PLQ et porte-parole de l'opposition officielle pour la Charte de la langue française, ont fait paraître mardi dernier sur le Huffington Post Québec un texte qui expliquait leur opposition «par principe» au projet de loi 14. Soit les raisons pour lesquelles ils voteront contre celui-ci. Puisque je ne peux les laisser sans réplique, j'entends affirmer sans détour l'appui inconditionnel que je confère à ce projet de loi.
La culture, la cohésion sociale, voilà deux grandes oubliées dans le débat entourant la langue d'enseignement au collégial. Je constate une fois encore qu'au Québec, la question linguistique est un gros arbre qui cache bien d'autres dimensions de vie en société. Dans le cas particulier de l'intégration des immigrants, croire qu'il suffit de leur faire apprendre quelques rudiments de français pour les laisser à leur sort ensuite est un leurre.
Le 4 septembre dernier, les libéraux ont été chassés du pouvoir après neuf années de règne. Jean Charest quitta la vie politique après neuf ans comme premier ministre et quatorze comme chef du PLQ. Donc, pour la première fois depuis 1983, le parti fédéraliste a déclenché une course à la chefferie. Pendant six mois, trois candidats de qualité se sont affrontés afin de succéder à l'ancien député de Sherbrooke. Cet exercice démocratique s'est déroulé dans l'indifférence totale de la population.
J'étais en coulisse avant leur arrivée. Les orteils bleus et le bout du nez rougi par le froid inhérent à tout bon endroit typiquement dédié à accueillir les hockeyeurs du quartier, prêts à se prêter à un match bien différent de celui que nous avons vécu ce week-end. Reste que dans les deux cas, la notion d'esprit d'équipe est d'une importance cruciale... Même si on a parfois envie de cuisiner l'ailier qui n'a pas su envoyer la rondelle où on l'aurait voulu...
Les 3 candidats au leadership qui n'ont pas la réputation d'être de grands orateurs ont sans doute pris des lecons de leur «maître» politique. Une chose est sûre, si Jean Charest a quitté la politique, la politique n'a pas quitté Jean Charest de façon définitive.
À quelques jours du Sommet sur l'enseignement supérieur, force est de constater que le débat tant souhaité sur l'avenir de nos universités est occulté par une dette politique du gouvernement du Parti Québécois (PQ) envers des groupes qui ont soutenu la formation politique lors de la dernière élection provinciale. Nous avons tous compris que ce parti s'est mis dans une position vulnérable en promettant mer et monde à celles et ceux qui désiraient un gel des droits de scolarité ou même la gratuité scolaire, en participant aux manifestations du printemps 2012 et en portant leur symbole à la même occasion.
Philippe Couillard a joué la carte du premier ministre en devenir, Raymond Bachand celle du candidat expérimenté et agressif et Pierre Moreau celle du candidat prêt à bousculer certaines vaches sacrées. Le PLQ a complété samedi à Rimouski sa série de 5 débats entre les candidats qui veulent remplacer Jean Charest et devenir, par le fait même, chef de l'opposition le 17 mars.
L'après-Charest a débuté dimanche pour le Parti libéral du Québec qui tenait le premier de 5 débats entre Philippe Couillard, Raymond Bachand et Pierre Moreau. Un PLQ bien amoché nous révélait un sondage Crop-La Presse alors que 62% des francophones ont une mauvaise opinion du parti qui a dirigé le Québec pendant 9 ans.
La Coalition Avenir Québec (CAQ) de François Legault avait beaucoup à prouver au cours de cette courte session parlementaire à Québec. Elle a réussi à se démarquer et à incarner le besoin de faire de la politique autrement pendant que les libéraux se cherchent. Chassés du pouvoir, sans chef permanent, les libéraux ont eu de la difficulté à trouver leurs marques, malgré une députation plus imposante que prévu
En mars prochain, les militants libéraux vont choisir le successeur de Jean Charest lors du congrès à la chefferie. Le prochain chef sera choisi grâce à la bonne vieille formule des délégués. La course libérale n'a pas vraiment pris son envol, mais il faut s'attendre à beaucoup d'actions après le temps des fêtes. Après neuf années de règne de Jean Charest, le parti centenaire doit se choisir un leader qui va lui permettre de brasser des idées et de le mener à la victoire aux prochaines élections générales. Lequel des candidats va remporter la course?
Plutôt inodore depuis la démission de Jean Charest, la course au leadership du Parti libéral du Québec s'est animée en fin de semaine quand Raymond Bachand a accusé Philippe Couillard d'avoir fomenté un putsch contre son ancien chef en 2007. Dans un parti aussi soudé que le PLQ, l'attaque de Raymond Bachand a de quoi surprendre
Les libéraux se rencontraient pour la première fois depuis l'élection du 4 septembre, dimanche à Laval. Il me semble que l'occasion était propice pour tirer des leçons de cette défaite aux mains du PQ, d'autant que le chef, Jean Charest, a quitté après avoir été défait dans son comté. Pour un parti chassé du pouvoir tout récemment, le Parti libéral du Québec ne semble pas trop porté sur le mea culpa.
La semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'exprimer mon point de vue sur ce qui constitue, à mon avis, le nœud du problème: le financement des partis politiques provinciaux. Comme candidat à la direction du Parti libéral du Québec, je crois qu'il est de mon devoir de partager mes idées à ce sujet afin que nous puissions entamer un dialogue constructif et inclusif sur cette question. Il s'agit d'une question qui doit transcender l'esprit partisan, car elle concerne tous les partis.
Mercredi matin, à Montréal, j'ai annoncé ma candidature à la direction du Parti libéral du Québec et mon engagement envers l'équipe libérale au terme de la course qui débute. Je me lance dans cette aventure, car j'ai la ferme conviction d'être celui qui est en mesure de rassembler tous les libéraux: ceux d'aujourd'hui, ceux d'hier, de même que toutes les Québécoises et tous les Québécois qui voudront se joindre à nous. Comme plusieurs Québécois, je souhaite un changement de ton dans le discours politique. Je souhaite des débats francs, dans le plus grand respect des personnes et des institutions. Le PLQ doit y jouer un rôle important en se modernisant à nouveau,
Le Parti libéral du Québec est à la recherche d'un chef qui lui permettrait de reconquérir les Québécois. L'ex-ministre des Finances, Raymond Bachand, est le premier à se jeter à l'eau et il avance que le PLQ doit redevenir un «parti d'idées» un «parti de débat». Raymond Bachand constatait vendredi en lançant sa campagne une érosion du vote libéral et cet ancien souverainiste estime, notamment, qu'il faut ramener les nationalistes au parti. Une course au leadership est un belle occasion effectivement pour redéfinir un parti politique. Plus la défaite est cruelle, plus la remise en question des orientations est profonde.
Couillard, Moreau, Bachand. Beaucoup de noms circulent en préparation de la course au leadership du Parti libéral du Québec, mais voilà les trois candidats les plus sérieux...pour le moment. Raymond Bachand peut miser sur une carte majeure: il a le profil économique recherché. Metro-Richelieu, Culinar, Fonds de Solidarité, Secor, ministre au Développement économique, ministre des Finances, son budget-matraque de 2010 a fait époque. On a découvert au cours des derniers mois un «faucon» tenant de la ligne dure avec les associations étudiantes.