Fin de la guerre en Irak, George W. Bush et Dick Cheney sont intronisés parias nationaux. Les États-Unis ont bien changé en quatre ans. Que reste-t-il du courant néoconservateur qui prit les rênes après le 11-Septembre? La devise "nous créons notre propre réalité" imaginée par le conseiller de Bush, Karl Rove, a-t-elle de l'avenir après un mandat où Obama a voulu un monde multilatéral?
En 2012, on ne peut plus affirmer que « tout est possible » et les Démocrates peinent à démontrer que les États-Unis sont en meilleure posture qu'ils l'étaient il y quatre ans. Le Président peut cependant se targuer d'avoir relancé l'économie, imposé une certaine discipline aux milieux financiers, instauré un programme d'assurance-maladie presque universel, mis sur pied des programmes d'aide à l'éducation et proposé des solutions pour contrer des déficits insupportables, rejetés cavalièrement par un Congrès républicain hostile.
Le parti républicain a beau se dissocier des propos de Todd Akin, le pousser même à céder sa candidature, l'incident n'est pas si exceptionnel. D'autres républicains ont contribué à répandre le mythe des faux viols, comme des ressorts mystérieux du corps féminin. Le conservateur du North Dakota, Henry Aldridge, par exemple, croit que "le jus ne coule pas" chez les femmes "légitimement" violées. Un autre, Stephen Freind, croit que les femmes violées "secrètent une certaine secrétion" pour empêcher la grossesse.
Les républicains qui pourraient vaincre Obama ne sont pas nécessairement ceux qu'on pense. Si Mitt Romney l'emporte par le même genre de marge que George W. Bush en 2000, il devra probablement sa victoire aux législateurs d'États républicains qui s'affairent depuis quelques mois à mettre des bâtons dans les roues de groupes d'électeurs traditionnellement démocrates.
Comme chez nous, les étudiants américains sont restés au cœur de l'actualité politique cette semaine. Comme chez nous, aussi, les débats politiques auxquels on assiste révèlent des contrastes fondamentaux entre les partis quant à leur vision du rôle social de l'université et de la logique politique qui doit prévaloir à son financement. Comme chez nous, finalement, une vision plutôt radicale s'oppose à différentes visions plus modérées.
Tandis que les premiers contours de la course à la présidence américaine se précisent, un événement survenu en Utah est en voie de remettre en cause certaines conventions bien établies. Une élection à la chambre des représentants a pris une tournure surprenante et elle pourrait avoir une influence tant sur le plan local que national. Les républicains de cet État parmi les plus conservateurs du pays ont choisi Mia Love pour briguer les suffrages dans le 4e district
Au-delà des considérations partisanes, la lutte entre Romney et Santorum a démontré que le parti républicain est un parti dynamique au sein duquel on débat sur des idées, sur de grandes orientations politiques et sur un mode de gouvernance. Que des candidatures aussi différentes que celles des deux principaux protagonistes puissent avoir eu du succès au sein d'un même parti témoignent de l'ouverture de cette formation politique et de la variété des points de vue qui peuvent y être exprimés.
À l'issue de sa triple victoire lors des élections primaires de mardi dernier, Mitt Romney est désormais de facto le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine de novembre prochain. En l'emportant au Maryland, à Washington D.C. et, surtout, au Wisconsin, l'ancien gouverneur du Massachusetts a littéralement largué ses adversaires dans son sillage. Il est officiellement passé du statut de grand meneur à celui de l'inévitable nominé.
Contrairement à ce que voudraient le faire croire les intégristes religieux qui dominent aujourd'hui la politique américaine, la volonté des pères fondateurs n'était pas de faire des États-Unis une nation chrétienne. Il apparait clairement des écrits de Thomas Jefferson et James Madison que leur intention était au contraire de créer « un mur entre la religion et l'État », pour reprendre les termes du premier lorsqu'il écrivit en 1802 à des Baptiste de Dandury.