Le 4 septembre prochain, j'annulerai donc mon vote pour signifier démocratiquement mon insatisfaction face au manque de vision de l'ensemble des partis politiques qui me semblent avant tout souhaiter leur (re)élection plutôt que de propulser le Québec vers l'avenir, à l'aube de ce qui pourrait bien être une ère de grands bouleversements pour l'Occident tel qu'on le connait.
Soigner une personne âgée, ce n'est pas juste la laver. C'est aussi maintenir ses acquis, lui offrir des possibilités de socialisation, lui offrir des moyens de se sentir utile, lui donner des outils pour avoir le goût de se battre pour son autonomie et pour rester à la maison le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions possibles.
Le discours d'Aussant est contradictoire puisqu'il demande aux électeurs de voter avec leur cœur plutôt qu'avec leur tête, aussi nuisible ceci puisse être dans de nombreuses circonscriptions à cause de notre système politique, tout en ayant lui-même un discours électoraliste et une stratégie centrée autour du système uninominal à un tour.
Le tintamarre des casseroles a visiblement assourdi quelques-uns de mes compagnons de guerre, qui avant aujourd'hui, plaçaient l'indépendance avant tout, y compris dans l'urne. Aujourd'hui, notre chemin se sépare, moi chez Option nationale, eux au Parti québécois. Je vous comprends. C'est déchirant. Mais si je vous résume la situation: il y a trois luttes prépondérantes aujourd'hui: celle de sortir nos vidanges, celle de la hausse des droits de scolarité, et celle de l'indépendance. Le PQ ne peut répondre qu'à la première. Vous sacrifiez donc les deux autres.
C'est la question que nous pouvons nous poser en analysant la performance des chefs sur le strict point de vue de la crédibilité. Depuis le début de la campagne électorale, notre comité a accordé ses meilleurs pointages aux chefs des partis dont on peut affirmer qu'ils ne formeront pas le prochain gouvernement. Est-ce à dire qu'un porte-parole n'est jamais plus fort que son organisation? J'ai personnellement tendance à croire que oui.
Bien que l'application de la loi 101 au cégep ne soit pas la plus gracieuse des politiques, elle fait partie intégrante d'une série de mesures qui doivent être appliquées afin d'empêcher Montréal de devenir un nouvel Ottawa (ville avec une importante minorité francophone où la langue commune est l'anglais). Pour ma part, j'appuie cette mesure qui, sans être élégante, est un mal nécessaire pour la vitalité et la survie du français à Montréal.
Bravo au Parti Québécois qui, après près de dix ans d'inertie du Parti libéral, ose enfin se tenir debout pour réaffirmer le caractère français du Québec en renforçant substantiellement la loi 101. On peut être d'accord ou pas avec certaines politiques ou stratégies du PQ, mais en ce qui concerne le renforcement de notre Charte de la langue française, j'y adhère à 100%. Reste à voir si le parti aura la force de ses convictions pour agir s'il est élu le 4 septembre.
Le Canada est un pays qui se félicite pour son inclusion de plusieurs races et ethnies, qui aime s'appuyer fièrement sur le pilier du multiculturalisme, et qui aime fêter ses communautés culturelles d'un océan à l'autre. Les bavures de cette semaine ont fait ressortir les profondes racines de préjugés qui datent des tous débuts de la Confédération, soit l'Acte de l'Exclusion Chinoise, «l'Acte Natale» qui excluait les immigrants japonais, et les regrettables lois qui bloquaient l'immigration selon la race, notamment les Juifs.
Alors qu'en ce début de session, les étudiants et les étudiantes décident démocratiquement de la suite qu'ils vont donner à leur mouvement, il me semble bien approprié de rappeler brièvement les positions de Québec solidaire sur l'éducation. Et la première chose qu'il faut souligner, c'est combien notre position se démarque de celle du Parti québécois, lui qui ne partage ni la position des organisations étudiantes sur le maintien du gel des droits de scolarité, ni le projet - si important - de la gratuité scolaire.
La semaine ne fut pas parfaite pour Pauline Marois et son équipe. L'attaque personnelle de Gilles Duceppe à l'endroit d'Amir Khadir était revancharde et mal avisée, ce que même les adversaires les plus virulents de la « gogauche » ont trouvé déplacé. Sans être directement lié au PQ, ce dérapage pourrait avoir un impact sur les électeurs qui hésitent encore entre le PQ et QS. Même si madame Marois a déclaré qu'elle n'endossait pas les propos de Duceppe, sa réponse manquait de fermeté et surtout de finesse.
Citoyen(ne)s, l'heure du choix est arrivée! Le présent article ne concerne pas vraiment ceux qui ont déjà décidé de voter pour le Parti québécois (à ceux-là : arrêtez de lire ou vous risquez d'être atteint, comme moi, de bipolarité - je ne parle pas de la maladie, mais de ce phénomène étrange qui oppose ce que l'on aimerait faire à ce que l'on devrait faire!), mais tous les autres... qui veulent s'opposer à la réélection du Parti libéral.
Dans ce contexte, il nous est apparu pertinent d'évaluer la performance des principaux chefs des partis politiques qui se disputeront la faveur de l'électorat sous l'angle de leur crédibilité à titre de porte-parole. Ainsi donc, Jean-Martin Aussant (Option nationale), Jean Charest (Parti libéral), Françoise David (Québec solidaire), Amir Khadir (Québec solidaire), François Legault (Coalition avenir Québec) et Pauline Marois (Parti québécois) seront évalués. Un bulletin hebdomadaire sera mis en ligne les samedis.
Sous un gouvernement du Parti québécois, les grandes chaînes franciseront leurs marques de commerce. Je propose la mise en place d'un groupe de travail avec une obligation de résultats à l'intérieur d'une échéance brève et ferme. Que ce soit par l'atteinte d'une interprétation consensuelle de la Charte de la langue française, par voie réglementaire ou par intervention législative, les grandes chaînes devront assortir leur marque de commerce d'un descriptif français.
Seul le PQ peut battre Charest. Mais c'est un parti souverainiste. Et comme les forces libérales ont réussi, comme elles l'ont fait avec le carré rouge, à dénigrer avec succès l'idée d'un pays, Marois se voit encore condamnée à l'échec. À moins que le Parti Québécois ne prenne sa décision la plus audacieuse depuis René Lévesque : celle de s'engager, en cas de victoire, à mettre la souveraineté de côté, afin de rassembler derrière elle toute la colère contre Charest, sans écarter les allergiques frileux d'un pays.
Sans farce, j'adore ce gars-là. Comme beaucoup de Québécois, même des Verts. S'il était dans mon comté, je voterais pour lui. Parce qu'il est un des seuls à ne pas être un extrémiste borné. Il a compris que le carré rouge n'est pas un gage de réussite pour se faire élire et que des convictions, on ne porte pas ça sur son chandail, mais dans son coeur et sa tête.
Bravo Monsieur Duceppe d'aller scander bien haut votre indignation face à la division du vote. Vous ne faites que renforcer ma position. Je suis justement lasse qu'on prenne mon vote pour acquis, comme si, peu importe ce qui se passait au Parti québécois, mon vote leur appartenait. Quand le Parti québécois m'accordera le droit d'user de mon propre jugement pour décider du parti qui me rejoint le plus, alors il aura déjà franchi une belle étape de maturité politique, ou peut-être de respect de la démocratie.