Dans un sens, tu as raison de dire qu'après neuf ans de gouvernement libéral, beaucoup de choses sont à reconstruire, et que ça ne fait que sept mois que le PQ est là, minoritaire. Ça, je veux bien te l'accorder. D'un autre côté, c'est quand même la faute du PQ si les libéraux ont été au pouvoir pendant neuf ans. Il n'a pas su canaliser l'insatisfaction de la population à l'égard des libéraux en vote pour lui, et ce, même après le printemps dernier.
Je ne te connais pas personnellement mais je t'écris à toi pour trois raisons. D'abord, la première ministre sera sûrement trop occupé pour répondre à mes questions, ensuite nous écrivons sur la même tribune et, finalement, je trouvais que tu étais brillant. Alors je me dis que tu pourras sûrement m'expliquer certaines choses. J'aimerais bien que tu m'expliques ce que vous, le Parti québécois, êtes en train de faire. J'aimerais bien comprendre ce qu'est devenu ce parti.
Pour un gouvernement péquiste se prétendant social-démocrate, renoncer de se mouiller sur la loi municipale P-6, malgré des déclarations dénonciatrices de la Ligue des droits et libertés et de l'Association des juristes progressistes, relève de la mauvaise foi. On se souviendra toutefois que le Parti québécois avait décrié à maintes reprises le projet de loi 78, le dénonçant comme un bâillon à la liberté d'expression, eux qui ont eux-mêmes participé à quelques manifestations sans qu'un itinéraire ait été fourni aux autorités policières et qui ont de fait utilisé cette prise de position comme un argument électoraliste.
En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!
La culture, la cohésion sociale, voilà deux grandes oubliées dans le débat entourant la langue d'enseignement au collégial. Je constate une fois encore qu'au Québec, la question linguistique est un gros arbre qui cache bien d'autres dimensions de vie en société. Dans le cas particulier de l'intégration des immigrants, croire qu'il suffit de leur faire apprendre quelques rudiments de français pour les laisser à leur sort ensuite est un leurre.
Les politiques mises de l'avant par le Parti Québécois depuis son élection confirment les appréhensions d'une partie de la population québécoise: le changement de direction si chèrement promu par le PQ lors de la campagne électorale semble avoir été complètement éclipsé. À ce moment-là, Mme Marois scandait : « les Québécois sont inquiets. » Qu'est-ce qui se passe, Madame Marois?
Chaque génération a son aventure politique, et lorsque le parti sur lequel son choix s'est dévolu emprunte le chemin de l'égoïsme, de l'élitisme ou de la banale rhétorique électorale, se présente un dilemme. Il y a chez plusieurs le goût de déserter l'univers politique, de succomber à l'apitoiement comme certains ne se relèvent pas d'une peine amoureuse. Il y a aussi ceux qui voient venir de loin, défrichent mieux la langue de bois, et adaptent leur scrutin selon leur idéologie personnelle; ils ne prennent pas la poussière à chaque fois qu'ils visitent l'urne, conscients des failles du régime électoral.
L'accueil à des mesures contre les députés «vire-capot» et les élus démissionnaires en prend pour son rhume dans les circonstances, d'autant que plusieurs autres militants du PQ se sont eux aussi manifestés avec enthousiaste sur les médias sociaux depuis l'annonce cette semaine du député fédéral de Jonquière-Alma.
Il y a un peu plus d'un an débutait ce qui allait devenir l'un des plus grands mouvements sociaux qu'ait connu le Québec. En cette journée de congrès d'Option nationale, et en tant que membres fondateurs de ce parti, nous avons cru nécessaire de faire un retour sur les évènements de l'année écoulée, et sur la responsabilité, ou les possibles, que portent en eux les acteurs actuels d'un Québec en quête de changement.
Six mois après l'élection du gouvernement Marois, les inquiétudes du mouvement écologiste se multiplient. Malgré quelques avancées, le Parti québécois semble reculer sur plusieurs positions électorales. Quelle sera la suite? Que faire, par exemple, lorsque le parti « progressiste » pour lequel vous avez voté se tourne à droite une fois élu?
Le sommet sur l'enseignement supérieur qui se tiendra dans quelques jours part possiblement une belle intention, mais ce n'est pas ce sommet que l'on devrait tenir, mais plutôt celui sur l'avenir du Québec. Tant que le Québec n'aura pas de plan sur le type de société dans laquelle nous souhaitons vivre dans 15 ou 25 ans, tout sommet qu'il soit et peu importe le parti politique qui le portera sera voué à l'échec.
On a accusé souvent Option nationale et Québec solidaire d'empêcher de rendre au PLQ la monnaie de sa pièce en divisant le vote. Pourtant, ces deux partis sont les seuls qui proposaient la gratuité scolaire et remettaient la question de l'éducation au cœur des grands débats de la société moderne. Aucun des partis « susceptibles de prendre le pouvoir » ne s'était doté de cette responsabilité envers la population québécoise. Même lors des débats télévisés, la question de l'éducation ne semblait pas être un enjeu important, comme si ces milliers de personnes avaient déambulé dans les rues du Québec dans le silence le plus complet, comme un peuple invisible.
C'est notamment au gouvernement libéral de Robert Bourassa que nous devons la loi 22 de 1974, loi qui faisait du français la langue officielle du Québec. Malgré son manque de mordant, cette loi était un pas majeur vers l'avant et allait mener à la loi 101 du Parti Québécois en 1977. Mais à entendre les Libéraux d'aujourd'hui et leur allié médiatique, on jurerait que le français est sans importance au Québec.
Le gouvernement du Québec devrait prendre au sérieux l'impact qu'aura, à long terme, le déclin de Montréal en tant que pôle économique majeur. La hausse constante de l'impôt sur le revenu des sociétés et des particuliers constitue un handicap comparé aux autres grandes villes canadiennes.
Pour le Parti Québécois, la question de l'indépendance fait partie de son ADN et elle reviendra à son agenda tant et aussi longtemps que le Québec sera une province. Il n'est donc pas étonnant que les militants, qui sacrifient beaucoup de temps pour cette cause, souhaitent en retour voir leur parti se diriger vers la souveraineté (Note à Gérard Deltell; ce n'est pas être radical que de souhaiter que les choses bougent!). Mais parfois en politique certaines décisions trahissent votre incapacité d'agir.
J'ai super bien mangé vendredi midi. J'étais invité chez un excellent traiteur. J'avais déjà gouté leurs délices lors d'une levée de fond, à l'automne. Un endroit chic ? Le nom du site internet, (www.traiteurbis.qc.ca) et les photos qu'on y voit, pourrait nous le faire croire, si on n'y prête pas suffisamment attention. Mais le « bis » après « traiteur » signifie Buffet Insère-jeunes.