Malgré l'importance de prendre une décision responsable dans le dossier linguistique, la CAQ semble plutôt s'affairer à des calculs politiques.Plus particulièrement, elle semble tomber dans le même panneau que l'ADQ de Mario Dumont de 2007. En posant des objections sur tout, en n'appuyant rien, mais en se disant tout de même «ouverte», la Coalition prolonge inutilement le suspense.
Si l'on se fie à l'expérience précédente, pour devenir maire de la métropole, il faut d'abord être un ancien ministre libéral - dans ce cas-ci fédéral - qui jouit d'une certaine popularité et dont l'ascension politique au sein de son parti est bloquée. Donc, ça nous prend quelqu'un qui a fait le tour du jardin et qui veut transposer son ambition ailleurs. Ensuite, on doit créer un certain suspense autour de notre «possible» candidature.
Pour un gouvernement péquiste se prétendant social-démocrate, renoncer de se mouiller sur la loi municipale P-6, malgré des déclarations dénonciatrices de la Ligue des droits et libertés et de l'Association des juristes progressistes, relève de la mauvaise foi. On se souviendra toutefois que le Parti québécois avait décrié à maintes reprises le projet de loi 78, le dénonçant comme un bâillon à la liberté d'expression, eux qui ont eux-mêmes participé à quelques manifestations sans qu'un itinéraire ait été fourni aux autorités policières et qui ont de fait utilisé cette prise de position comme un argument électoraliste.
La culture, la cohésion sociale, voilà deux grandes oubliées dans le débat entourant la langue d'enseignement au collégial. Je constate une fois encore qu'au Québec, la question linguistique est un gros arbre qui cache bien d'autres dimensions de vie en société. Dans le cas particulier de l'intégration des immigrants, croire qu'il suffit de leur faire apprendre quelques rudiments de français pour les laisser à leur sort ensuite est un leurre.
Le 4 septembre dernier, les libéraux ont été chassés du pouvoir après neuf années de règne. Jean Charest quitta la vie politique après neuf ans comme premier ministre et quatorze comme chef du PLQ. Donc, pour la première fois depuis 1983, le parti fédéraliste a déclenché une course à la chefferie. Pendant six mois, trois candidats de qualité se sont affrontés afin de succéder à l'ancien député de Sherbrooke. Cet exercice démocratique s'est déroulé dans l'indifférence totale de la population.
Le gouvernement Harper a présenté un budget modéré où il y a un équilibre entre des coupures de dépenses et des politiques de stimulation économique. Cet exercice financier va permettre aux conservateurs de maintenir leur appui auprès des Red Tories de l'Ontario. Sur le plan politique, c'est un bon budget.
J'étais en coulisse avant leur arrivée. Les orteils bleus et le bout du nez rougi par le froid inhérent à tout bon endroit typiquement dédié à accueillir les hockeyeurs du quartier, prêts à se prêter à un match bien différent de celui que nous avons vécu ce week-end. Reste que dans les deux cas, la notion d'esprit d'équipe est d'une importance cruciale... Même si on a parfois envie de cuisiner l'ailier qui n'a pas su envoyer la rondelle où on l'aurait voulu...
Les 3 candidats au leadership qui n'ont pas la réputation d'être de grands orateurs ont sans doute pris des lecons de leur «maître» politique. Une chose est sûre, si Jean Charest a quitté la politique, la politique n'a pas quitté Jean Charest de façon définitive.
Ils ont choisi un homme qui n'est pas député, qui n'a pas de pensée économique bien connue, l'expérience d'un seul ministère, un intellectuel de haut vol, qui traîne ses amitiés avec le Dr Arthur Porter comme un boulet, un orateur ordinaire qui veut réouvrir un débat constitutionnel dont personne ne veut entendre parler. Cet homme, Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec, avait un gros avantage: il plait dans les sondages et pourrait redonner le pouvoir aux libéraux.
Depuis le début du siècle passé, les femmes ont fait des progrès considérables, au Québec et ailleurs dans le monde. Mais tant reste à faire. Les combats menés par les femmes au Québec l'ont été avec ardeur, courage et audace. Ils ont porté fruit. Le Parti libéral du Québec a su faire écho à cette ardeur, à ce courage et à cette audace des femmes québécoises.
À quelques jours du Sommet sur l'enseignement supérieur, force est de constater que le débat tant souhaité sur l'avenir de nos universités est occulté par une dette politique du gouvernement du Parti Québécois (PQ) envers des groupes qui ont soutenu la formation politique lors de la dernière élection provinciale. Nous avons tous compris que ce parti s'est mis dans une position vulnérable en promettant mer et monde à celles et ceux qui désiraient un gel des droits de scolarité ou même la gratuité scolaire, en participant aux manifestations du printemps 2012 et en portant leur symbole à la même occasion.
C'est notamment au gouvernement libéral de Robert Bourassa que nous devons la loi 22 de 1974, loi qui faisait du français la langue officielle du Québec. Malgré son manque de mordant, cette loi était un pas majeur vers l'avant et allait mener à la loi 101 du Parti Québécois en 1977. Mais à entendre les Libéraux d'aujourd'hui et leur allié médiatique, on jurerait que le français est sans importance au Québec.
Dans son premier billet sur le HuffPost Québec en 2013, mon collègue Maxime Duchesne a proposé de «faire le ménage» au Conseil supérieur de la langue française (CSLF). Selon Duchesne, on trouve parmi ses 7 membres, plusieurs conseillers ayant «des liens avec le Parti libéral». Ils auraient été nommés «pour défendre l'inaction linguistique du gouvernement Charest». Ce serait nommément le cas de Mme Sylvia Martin-Laforge...
Philippe Couillard a joué la carte du premier ministre en devenir, Raymond Bachand celle du candidat expérimenté et agressif et Pierre Moreau celle du candidat prêt à bousculer certaines vaches sacrées. Le PLQ a complété samedi à Rimouski sa série de 5 débats entre les candidats qui veulent remplacer Jean Charest et devenir, par le fait même, chef de l'opposition le 17 mars.
Depuis le début de la course à la chefferie du Parti libéral du Québec, il n'y a pas vraiment de débats de fond entre les candidats. Les trois prétendants ne proposent rien de nouveau. Si le PLQ veut renaître de ses cendres dans le Québec francophone, il doit faire deux choses: se déplacer vers le centre droit et prôner une politique de tolérance zéro contre la corruption.
On a souvent observé que Jean Charest exerçait un contrôle absolu sur son caucus et sur le PLQ. Un parti vivant, ce n'est pas pas une chorale et il n'est pas nécessaire de pratiquer l'unanimisme. Les libéraux se sont toujours faits un point d'honneur de se distinguer du Parti québécois qui est régulièrement sur le point d'éclater, en présentant une image d'unité. Résultat, jusqu'à présent, cette course au leadership libéral n'a pas soulevé les passions.