Philippe Couillard a joué la carte du premier ministre en devenir, Raymond Bachand celle du candidat expérimenté et agressif et Pierre Moreau celle du candidat prêt à bousculer certaines vaches sacrées. Le PLQ a complété samedi à Rimouski sa série de 5 débats entre les candidats qui veulent remplacer Jean Charest et devenir, par le fait même, chef de l'opposition le 17 mars.
En mars prochain, les militants libéraux vont choisir le successeur de Jean Charest lors du congrès à la chefferie. Le prochain chef sera choisi grâce à la bonne vieille formule des délégués. La course libérale n'a pas vraiment pris son envol, mais il faut s'attendre à beaucoup d'actions après le temps des fêtes. Après neuf années de règne de Jean Charest, le parti centenaire doit se choisir un leader qui va lui permettre de brasser des idées et de le mener à la victoire aux prochaines élections générales. Lequel des candidats va remporter la course?
La semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'exprimer mon point de vue sur ce qui constitue, à mon avis, le nœud du problème: le financement des partis politiques provinciaux. Comme candidat à la direction du Parti libéral du Québec, je crois qu'il est de mon devoir de partager mes idées à ce sujet afin que nous puissions entamer un dialogue constructif et inclusif sur cette question. Il s'agit d'une question qui doit transcender l'esprit partisan, car elle concerne tous les partis.
Le 4 septembre prochain, j'annulerai donc mon vote pour signifier démocratiquement mon insatisfaction face au manque de vision de l'ensemble des partis politiques qui me semblent avant tout souhaiter leur (re)élection plutôt que de propulser le Québec vers l'avenir, à l'aube de ce qui pourrait bien être une ère de grands bouleversements pour l'Occident tel qu'on le connait.
Bien que l'application de la loi 101 au cégep ne soit pas la plus gracieuse des politiques, elle fait partie intégrante d'une série de mesures qui doivent être appliquées afin d'empêcher Montréal de devenir un nouvel Ottawa (ville avec une importante minorité francophone où la langue commune est l'anglais). Pour ma part, j'appuie cette mesure qui, sans être élégante, est un mal nécessaire pour la vitalité et la survie du français à Montréal.
La société néolibérale n'est pas une société. C'est plutôt une collection d'individus atomisés, individualistes et égoïstes qui consomment, entreprennent et se divertissent au sein d'un énorme marché. Toute poursuite de jouissance personnelle qui n'entrave pas les autres est érigée en droit absolu. Dans une telle société, impossible de penser en commun ou de convenir ensemble d'une quelconque norme collective, car celle-ci en viendra inévitablement à brimer certains individus, à constituer une contrainte dans la recherche de leurs intérêts privés.