Pourquoi? Tout a commencé par la Résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 17 mars 2011 et qui autorisait l'OTAN à « prendre toutes les mesures nécessaires » afin de protéger la « population civile » menacée par le Guide Libyen déchu et mort, Mouammar Kadhafi. 2 jours après, une intervention musclée débutait, avec la bénédiction de la plupart des administrations occidentales.
Les soldats de l'Otan avaient été accueillis en libérateurs, ils sont aujourd'hui les occupants dont il faut se débarrasser. Entre départ précipité des nations alliées, incompréhensions mutuelles entre Afghans et occidentaux et montée en puissance des talibans qui menacent le pays du Nord et Sud, la tâche promet d'être rude et la retraite, dans un peu plus de deux ans, incertaine.
Une intervention en Syrie de l'Occident sous des prétextes humanitaires est dangereuse, car les alliés de ce dernier y voient plus une politique de changement de régime qu'autre chose et donc une menace à leurs propres intérêts. Il est important que la cristallisation des règles et des normes du monde multipolaire soit basée sur le dialogue et le droit international et non sur la puissance.