Alors que les députés (fédéraux) et sénateurs se préparent à revenir à Ottawa pour la session d'automne, le gouvernement continuera à pousser son agenda, en grande partie basé sur les propositions électorales faites en 2011. Disposant d'une majorité et de temps (la prochaine élection ne sera qu'en 2015), les conservateurs vont présenter des projets de lois visant à limiter les dépenses publiques et à renforcer leur image de « loi et ordre » si chère à leurs électeurs dans certaines parties de l'Ouest canadien.
En tant que démocrate, je suis estomaquée de constater que le ministre des Affaires étrangères, John Baird, refuse de condamner clairement la sentence injuste délivrée par la justice russe envers le groupe punk Pussy Riot. Il n'y a pourtant aucune place à l'interprétation dans ce dossier: la condamnation à deux ans de camp pénitentiaire des trois membres de Pussy Riot est tout à fait disproportionnée et inacceptable.
Les Jeux olympiques m'ont aussi fait réfléchir sur l'importance accordée au sport et à la forme physique dans notre société. Depuis quelques mois, j'ai justement le privilège d'agir en tant que porte-parole de l'opposition officielle en matière de sports. Ce dossier est, à mon avis, à la base même d'une communauté florissante. La pratique d'un sport est bonne pour la santé physique et mentale. Elle permet à des jeunes de trouver une voie.
Au beau milieu de l'hiver, alors que la température descendait rapidement, plusieurs familles d'Attawapiskat étaient toujours abritées à l'intérieur de logements tout à fait inadéquats, sans chauffage ni eau courante. Plutôt que de régler le problème immédiatement, les conservateurs ont laissé traîner les choses jusqu'au point où la Croix rouge a dû décréter l'état d'urgence dans la communauté. La réponse du gouvernement à ce gênant camouflet a été dévastatrice.
Le Canada possède environ 20% des forêts intactes mondiales, 25% des milieux humides et 9% des réserves d'eau douce renouvelables. C'est notre responsabilité collective de protéger ce patrimoine. Pourquoi le gouvernement Harper semble-t-il croire le contraire?
Ceux qui s'opposent à l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta nous disent depuis des années qu'il faut y mettre fin, en réduire l'ampleur, ou à tout le moins taxer fortement cette activité et la réglementer sévèrement de façon à en limiter les impacts sur l'environnement. Ces critiques ont tort sur deux points.
Les conservateurs nous prennent-ils pour des poissons prêts à gober n'importe quoi? C'est à tout le moins l'impression que je retiens de la décision de réécrire la Loi sur les pêches en lui enlevant tout son mordant, un geste que plusieurs considèrent comme contre-productif et coûteux à long terme.
Quand j'ai été élu à la Chambre des communes il y a un an, j'ai accepté le mandat de mes concitoyens le coeur rempli d'espoir. Bien que les conservateurs aient remporté l'élection, je croyais qu'il serait possible pour moi de travailler avec mes collègues de toutes allégeances au nom du bien-être des Canadiens. Douze mois et un budget plus tard, j'avoue m'être trompé.
Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.
Je prendrai désormais le 2 mai comme un jour de deuil. Un an plus tard, j'ai encore le cœur en berne et j'éprouve encore la perte de celles et de ceux qui ont tant et tant donné pour le Bloc, pour le mouvement souverainiste, pour le Québec. Un an plus tard, je ne vois toujours rien de positif à retenir du 2 mai. Ni pour mon parti, ni pour ma cause, ni pour le Québec. Le soir de mon élection, ma première élection au Bloc, personne n'a ouvert le Champagne et personne n'avait le goût de célébrer.
Repoussant le manque de respect jusqu'aux limites du cynisme, le gouvernement conservateur a confié à un non-élu la mission de venir défendre ce budget austère et injuste. Il y a en effet quelque chose de surréel à voir le sénateur Claude Carignan, dans son blogue sur le Huffington Post, nous faire la morale, lui qui siège dans une institution que son patron avait juré d'abolir. Et le symbole d'envoyer un non-élu défendre le travail des élus est choquant et préoccupant.
L'Union citoyenne du Québec m'a attiré, après que la CAQ m'ait déçu. J'avais besoin d'air frais et, surtout, d'un parti pour les citoyens par les citoyens. C'est là que l'aventure a pris naissance. Me voilà donc investi à grand temps et à grands efforts dans un groupe politique qui cherche à rejoindre les gens qui n'en peuvent plus d'avoir à supporter le Parti libéral du Québec comme seule option.
Est-ce que Jean-Martin Aussant, le député nationaliste de Nicolet-Yamaska, devrait poursuivre son projet d'enrichir l'offre démocratique aux électeurs québécois avec une nouvelle formation souverainiste, qui se démarque du Parti québécois et de Québec solidaire par sa volonté ferme et son message clair?
«Personne n'est plus sourd que celui qui ne veut rien entendre», dit le proverbe. Jamais cette expression n'aura si bien servi que dans le dossier de l'achat par le gouvernement conservateur des avions de chasse F-35, la dépense militaire la plus coûteuse de l'histoire du pays. Pendant des mois, Stephen Harper et ses acolytes se sont entêtés à répéter sur toutes les tribunes qu'ils allaient de l'avant avec cet achat controversé, peu importe ce qu'en disaient les sondages, l'opposition, les médias, le directeur parlementaire du budget, les économistes, les syndicats, les groupes communautaires...
La semaine dernière, Stephen Harper montait au créneau pour imposer une loi spéciale aux employés d'Air Canada et empêcher un conflit de travail. La raison invoquée : sauvegarder notre économie. Lundi, ce même gouvernement refusait catégoriquement d'intervenir pour sauver les 2620 employés de la firme Aveos. Raison invoquée: Conflit privé. Ce que le monde peut changer en si peu de temps. Cette logique élastique, les conservateurs nous la servent à toutes les sauces et selon ce qui fait leur affaire. Mais cette malhonnêteté intellectuelle ne me convaincra jamais, surtout quand il est question de bons emplois qui pourraient bien s'envoler vers le Salvador. Les travailleurs d'Aveos méritent mieux. Ils méritent que l'on se batte pour eux.
Ma collègue et amie Antonia Maioni, de McGill, avait tout expliqué dans son texte du Globe and Mail de vendredi intitulé: The NDP's question is the Québec question. La question du NPD est la question du Québec. En effet, il n'existait, et n'existe, qu'un parcours crédible vers le maintien du NPD en position durable d'opposition officielle et de prétendant au pouvoir: il passe par la consolidation de ses gains québécois du 2 mai dernier.