Le livre de Ducasse et Vouloumanos se veut un essai, mais je suis persuadé que si on en fait une utilisation juste, il pourra devenir le livre blanc de la gauche au Canada, et même ailleurs. Les pistes de solutions, qui s'orientent principalement sur la démocratisation de notre économie, ont ce qu'il faut pour attirer les gens. Sans croire qu'il faille une révolution flagrante ou encore l'effacement complet du capitalisme actuel, le message principal s'oriente vers des changements économiques modérés, mais concrets et efficaces.
Les scientifiques ont démontré qu'une augmentation globale de la température d'à peine deux degrés Celsius suffirait pour engendrer d'importantes conséquences sur notre planète. L'ONU, la Banque Mondiale et l'International Energy Agency ont tous appelé à une action immédiate pour contenir le réchauffement climatique en deçà de la barre des deux degrés. C'est complètement incompréhensible que quiconque, qui prétend avoir à coeur l'avenir de notre planète et qui comprend la responsabilité collective que nous avons envers les générations futures, puisse voter contre une motion qui vise à atteindre ce but.
Le salaire minimum est souvent perçu comme un outil de lutte contre la pauvreté et comme un rempart en face d'un patron prêt à tout pour exploiter ses employés. Permettez? La réalité ne correspond pas tout à fait à cette caricature.
Je me suis présenté vendredi matin au Palais des congrès de Montréal, avec, au cou, ma carte de délégué néodémocrate. Misère! J'en suis ressorti avec un alexandrin de Molière en tête: mais que diable allait-il faire dans cette galère? Une réalité brutale venait de me frapper en plein visage: le NPD n'est pas un parti de militants, mais une machine électorale. Une bureaucratie qui se soucie comme d'une guigne du fonctionnement démocratique et des débats de fond. En bref, j'ai senti un parti comme les autres,
La prochaine campagne électorale fédérale opposera Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper...ou son successeur. Les commentateurs tiennent généralement pour acquis que le premier ministre actuel sera sur les rangs en octobre 2015. Or, on ne sait rien de ses intentions et lui-même n'a jamais donné d'indication sur sa volonté de poursuivre sa carrière politique, ou non.
Après des décennies de modération et de diplomatie, le Canada tel qu'imaginé par le gouvernement conservateur emprunte désormais le chemin de la guerre et de l'affrontement. C'est du moins ce qu'on doit conclure des récents commentaires du ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, et du ministre des Affaires étrangères, John Baird au sujet de leur vision de la politique extérieure du pays.
Envers et contre tous, le gouvernement conservateur ouvrira en 2013 un nouveau front dans sa lutte contre la science en poursuivant le musellement des chercheurs canadiens. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, les troupes de Stephen Harper mènent une bataille rangée contre la recherche scientifique, avec comme objectif premier la destruction des faits contredisant leur idéologie. Leur agenda politique semble plus important que la réalité.
La session qui vient de se terminer à l'Assemblée nationale nous a démontré de façon éloquente -trop éloquente à mon goût, pour tout dire- les différences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la démocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.
Nous sommes donc en plein « no man's land » politique, pris entre deux fronts bien distincts qui ne rallient pas la majorité de la population. Et qu'on se le tienne pour dit : dans cette situation intenable, nous ne pouvons que perdre. Espérons que cette histoire finira mieux que dans le film du même nom...
Contrairement à ce qui a été avancé par certains, le gouvernement fédéral ne finance pas le projet. Ce n'est ni un prêt, ni une subvention. Aucun dollar de contribuables québécois n'ira à ce projet. Il s'agit d'une garantie de prêt, que nous souhaitons voir disponible à l'ensemble des gouvernements provinciaux, incluant le Québec, à leur demande, pour des projets d'énergie renouvelable.
Le discours prononcé le 27 novembre par le ministre Joe Oliver devant ce qu'on peut supposer être un public réceptif était truffé de fausses vérités. Il a dit la chose suivante au Business Council of British Columbia : « La mise en valeur des ressources ne peut être autorisée sans que l'assurance ait été donnée qu'elle se fera de manière durable et responsable. Tous les projets mis de l'avant par l'entreprise sont assujettis à des examens indépendants et objectifs confiés à des experts. » Vous connaissez l'expression « le diable est dans les détails »? Dans le cas du gouvernement conservateur, il est plutôt dans les définitions.
Mes collègues Robert Aubin et Alexandre Boulerice tenaient un point de presse devant les locaux de la Banque nationale à Montréal pour déplorer le fait que les employés du secteur informatique devaient désormais communiquer en anglais. Choqués, les députés avaient proposé un projet de loi visant à assurer aux Québécois le droit d'avoir des relations et des contrats de travail en français. Le texte législatif avait malheureusement été rejeté par les autres partis politiques, dont les conservateurs.
Mes collègues et moi avons rapidement mis le doigt sur le bobo: en faisant disparaître toute référence à l'environnement de ce texte législatif important, qu'ils ont d'ailleurs rebaptisé Loi sur la protection de la navigation, les conservateurs mettent en péril le fragile équilibre de la nature canadienne. La lecture des changements apportés par C-45 a en effet de quoi faire frémir. Si cette loi est adoptée, 99,9% des rivières et 99,7% des lacs du pays ne seront plus protégés par le gouvernement fédéral.
Même si le cancer est un fléau terrible, la quête d'une cure peut se faire dans la bonne humeur. C'est justement ce que propose encore une fois cette année la campagne Movember, pendant laquelle des dizaines de milliers de concitoyens arboreront une fière moustache afin d'amasser des fonds destinés à la recherche contre le cancer de la prostate.
Rappelons un peu les faits: en 2001, les résidants de Shannon apprennent que l'eau qu'ils boivent est contaminée au TCE, une substance chimique utilisée par l'armée canadienne qui avait été mal entreposée par les militaires de la base de Valcartier. Les citoyens se sont regroupés et ont entamé un recours collectif afin d'être dédommagés. Selon les chiffres qu'ils ont compilés, le nombre de cas de cancer est anormalement élevé dans leur communauté.
Il y a quelques années, un homme jeune, paraissant bien, et excellent orateur a pris le devant de la scène politique américaine et a été largement élu par une population assoiffée d'espoir de changement. Quelques années plus tard, Justin Trudeau se lance sur la grande scène politique canadienne. Si on écoute les médias, on pourrait croire qu'il est « notre Obama » canadien. Sauf que la réalité devrait s'imposer