Le Canada vient d'annoncer en cachette, sans le signifier officiellement aux Nations Unies et aux Canadiens, qu'il se retire de la Convention de l'ONU sur la lutte à la désertification. Ayant eu la chance de travailler à maintes reprises avec cette convention de 2002 à 2008, et constaté moi-même dans le cadre de missions en Afrique l'importance du travail de coopération internationale réalisé par cet accord international, cette décision me désole particulièrement.
Les filles sont plus susceptibles d'être mal nourries, mariées de force, sujettes aux violences, victimes de trafics humains ou même vendues. Mais ces tendances peuvent être inversées si on donne aux filles les outils nécessaires pour réussir dans des sociétés qui promeuvent et soutiennent l'égalité.
C'est pour commémorer l'attentat du siège des Nations unies à Bagdad de 2003 qui a causé la mort de 22 personnes que l'Assemblée générale de l'ONU a décrétée la journée du 19 août comme étant celle de l'aide humanitaire. Neuf ans après ces attentats, cette journée prend un sens plus large. Elle vise aussi à reconnaître les efforts des travailleurs humanitaires ainsi que pour rappeler que des millions de personnes sont annuellement victimes des centaines de catastrophes de cause environnementale ou humaine qui frappent la planète. Mais au-delà de l'aspect commémoratif de cette journée, une question simple s'impose: pourquoi avons-nous besoin de l'aide humanitaire internationale aujourd'hui?