Enfin! Le ciel a répondu à mes attentes et la Compagnie Jean-Duceppe a demandé à Maryse Warda de traduire la très bonne pièce Du bon monde de l'américain David Lindsay-Abaire. Ce qui fait que plutôt que d'être soumis à un texte boiteux et parsemé d'anglicismes que les comédiens ont parfois du mal à se mettre en bouche, les spectateurs ont cette fois-ci droit à une excellente adaptation où on sent les différences de classes sociales à travers les accents et les expressions utilisées.
Je me demandais en allant voir la pièce tirée du roman de Michel Tremblay si cette histoire qui se passe en 1942 sur le Plateau Mont-Royal et publiée en 1980 résonnerait encore auprès d'un public qui, en grande majorité, ne comprend plus la signification d'une éducation menée de main de maître par des religieuses dans un Québec qui n'est encore que le Canada-Français.