Le Parti Québécois devrait immédiatement répliquer par une publicité mettant de l'avant deux ou trois mesures importantes de sa prochaine plateforme électorale, dans le but d'instaurer un clivage fort entre la méthode libérale et l'alternative politique que veut porter la formation de Pauline Marois. Face à un Jean Charest à l'air désabusé dont le discours était aussi terne que le décor gris de sa première publicité, le PQ aurait avantage à marquer le pas en lançant une publicité dynamique et axée sur le contenu.
J'aime parler des sondages. Ça m'amuse. J'aimerais donc vous parler du sondage - d'une firme bien connue - auquel j'ai répondu très récemment et qui portait sur la politique provinciale. Il y avait sûrement aussi des questions sur la bière et les chars, comme d'habitude, mais j'm'en souviens plus. Évidemment, LA question était posée : Pour qui voteriez-vous s'il y avait des élections aujourd'hui, au Québec ?
On ne peut pas extrapoler les résultats de deux scrutins partiels et les appliquer à une élection générale. Il y a tant de facteurs en jeu. Mais perdre un château-fort comme celui d'Argenteuil, ça fait mal. Et ça soulève des doutes pour le gouvernement Charest, qui traverse la pire crise depuis qu'il a pris le pouvoir il y a 9 ans.
C'est la suggestion que fait le SPQ Libre qui fait la promotion d'une alliance entre toutes les forces dites «progressistes» pour empêcher la réélection des libéraux de Jean Charest. Le SPQ Libre pousse le bouchon plus loin et estime que Françoise David, la co-chef de Québec Solidaire (QS), pourrait aussi accéder au conseil des ministres dans un gouvernement de coalition de Pauline Marois, s'ils sont élus bien sûr.
Des élections partielles seront tenues dans deux bastions libéraux dans une quinzaine, Argenteuil et LaFontaine, une bonne façon de prendre la température de l'eau avant l'été.
Imaginons que Charest déclenche des élections maintenant. Là, là. On vote pour qui, hein? Jean Charest? Ce n'est clairement pas un leader. Pauline Marois, son opportuniste carré rouge et sa souveraineté ? Non, merci. François Legault, celui qui appuie la loi 78 et qui accueille dans son parti les brebis égarées à droite et à gauche? L'ADQ, c'est tellement vide... Oh, pardon, la CAQ c'est tellement vide!
Depuis le début de la grève étudiante, le gouvernement et la plupart des éditorialistes et commentateurs ne cessent de s'en prendre à Gabriel Nadeau-Dubois, le leader de la CLASSE. Pourquoi donc? Parce qu'il est le seul à garder le cap sur la raison qui a amené les étudiants à entrer en grève : la hausse des frais de scolarité. Sans Gabriel Nadeau-Dubois, ce réveil des étudiants et, plus généralement, de la population québécoise, aurait-il lieu? Permettez-moi d'en douter.
M. Charest fait un très mauvais calcul. On voit déjà ce que cette loi va donner: plus de pouvoirs aux policiers, moins aux étudiants, plus de manifestations dans la rue et moins de négociations en cabinet privé. En fait, il n'y aura plus aucune négociation, encore moins de médiation. Loin d'amener une pause et rétablir le calme, la loi fait craindre le pire.
Pauline Marois était très embarrassée mercredi devant la presse parlementaire à Québec. Les journalistes tentaient de savoir si elle considère que les étudiants doivent respecter les injonctions des tribunaux. Il a fallu toute la tenacité des correspondants des médias pour lui faire admettre, du bout des lèvres, que, oui, la loi est faite pour être respectée.
Si le PQ est sérieux dans sa démarche, pourquoi ne pas prendre clairement le parti du gel ou de la baisse des frais en mettant sur la table des propositions alternatives de financement? À son arrivée à la tête du Parti Québécois en 2007, Pauline Marois se disait favorable au dégel des frais de scolarité. Elle était d'ailleurs au ministère de l'Éducation lorsque le PQ avait tenté de mettre en place une hausse au milieu des années 90. Si le passé est garant de l'avenir, les associations étudiantes devraient se méfier. Tout ce verbiage politique ne cadre que dans un seul objectif: consolider la base électorale social-démocrate du PQ en vue des prochaines élections, quitte à tenter de ménager la chèvre et le chou.
J'écris sous le coup de l'indignation. Québécois installé en France depuis huit ans, j'observe avec colère et inquiétude la dérive droitière du PQ. L'habitude de reprendre les polémiques créées par les conservateurs hexagonaux semble désormais acquise. De quoi s'agit-il? De la viande halal, de la viande casher. Mais surtout d'un froid cynisme. L'abattage des bêtes selon les rituels islamique ou juif serait cruel, nous dit le député péquiste André Simard, et ne correspond donc pas aux valeurs du Québec.
Legault pique du nez dans les intentions de vote au Québec depuis quelques semaines. C'est normal me direz-vous, une simple leçon de physique élémentaire: tout ce qui monte finit par redescendre. Soit! La question est plutôt de savoir s'il allait descendre tout doucement ou chuter comme un rocher au fond de l'eau.
Il y a toujours un look maman/matronne/ma tante chez les femmes en politique avec lequel Louise Beaudoin, et ses airs de garçonne espiègle, juraient avec bonheur. Je n'ai d'ailleurs jamais trop compris pourquoi, au moment de passer le flambeau à une femme, ce n'est pas elle qui en a hérité. Enfin. Il y a toutes sortes de raisons de penser que Louise Beaudoin devrait retourner au PQ dont, évidemment, les derniers sondages qui permettent d'espérer une victoire lors des imminentes prochaines élections. C'est précisément pourquoi elle ne devrait pas remettre les pieds dans cette galère : l'opportunisme avec un grand O
La tendance actuelle au Québec laisse entrevoir la possibilité que le Parti québécois soit majoritaire si des élections ont lieu bientôt, selon un nouveau sondage de Forum Research. L'enquête d'opinion a de quoi réjouir les troupes de Pauline Marois, mais il faut être très prudent.
Paul Piché aurait pu trouver mieux. Un des membres choisit pour former le nouveau comité stratégique sur la souveraineté, Piché a balayé de la main les questions de journalistes concernant l'uniformité du comité. « Honnêtement, je n'ai jamais accordé beaucoup d'importance à ça », a dit le chanteur. La composition du dit comité a pourtant de quoi étonner. Sur douze membres, deux femmes seulement et aucun membre des communautés culturelles. Plus vieilles souches que ça...tu te mets à danser un set carré.
Ce mercredi matin, un membre de la direction de l'information m'a informé que je ne ferais plus partie de ce panel. Mon défaut: ma décision d'accepter d'être membre du Comité de Pauline Marois sur la stratégie souverainiste, avec des universitaires, ex-hauts fonctionnaires et autres.