Mine de rien, nous sommes arrivés à la mi-temps de la campagne électorale estivale imposée par Jean Charest. Le chef libéral a choisi, rappelons-nous, de déclencher cette campagne avant que les travaux de la commission Charbonneau ne reprennent pour une raison qui demeure encore aujourd'hui obscure. Avait-il peur de révélations juteuses? On ne sait pas.
Bravo au Parti Québécois qui, après près de dix ans d'inertie du Parti libéral, ose enfin se tenir debout pour réaffirmer le caractère français du Québec en renforçant substantiellement la loi 101. On peut être d'accord ou pas avec certaines politiques ou stratégies du PQ, mais en ce qui concerne le renforcement de notre Charte de la langue française, j'y adhère à 100%. Reste à voir si le parti aura la force de ses convictions pour agir s'il est élu le 4 septembre.
Depuis sa fondation, en 1968, le Parti québécois a toujours eu de la difficulté à obtenir une pluralité d'appuis auprès des Québécoises, que ce soit sous le leadership de René Lévesque, de Pierre-Marc Johnson, de Jacques Parizeau ou de Bernard Landry. Or, pour l'électorat féminin, le premier enjeu est d'ordre social, devançant nettement la question nationale. Pauline Marois semble être parvenue à lever l'embâcle qui empêchait une adhésion massive des électrices à son parti.
Pour toutes sortes de raisons, parfois obscures et qui n'ont rien à voir avec l'idéologie politique, plusieurs n'aiment pas Pauline Marois. Combien de fois ai-je entendu : «Malgré toutes ses forces, elle ne passe pas." "Elle n'a pas de charisme». Si Pauline Marois est rieuse, sensible, touchante et susceptible d'être touchée et de s'émouvoir et bien, pour jouer son rôle de future première ministre, elle le cache bien. Trop bien. Et elle a tort. Je crois, hélas, que c'est ce qui lui nuit, et lui nuira encore.
Personnellement, je suis très mal-à-l'aise de penser que le Québec va limiter le droit de nos jeunes adultes qui veulent fréquenter le cégep de choisir l'institution qui correspond le mieux à leur choix de vie et à leurs ambitions. Est-il légitime de restreindre l'accès aux cegeps anglophones aux seuls étudiants dont le père ou la mère a reçu son éducation primaire et secondaire en anglais au Canada? Pourquoi permettre à un jeune adulte francophone de fréquenter l'Université McGill, mais pas le Collège Dawson? Quel genre de société voulons-nous construire?
On dit des militaires qu'ils font souvent l'erreur de se préparer à livrer la dernière guerre. Ils oublient les nouvelles conditions qui apparaissent et s'aperçoivent trop tard que leurs plans sont désuets quand le nouveau conflit arrive. C'est ce qui se produit actuellement au Parti québécois.
Deuxième bulletin de campagne électorale pour les chefs des principaux partis politiques dans leur rôle de porte-parole, selon l'évaluation des facteurs de crédibilité. Jean-Martin Aussant garde la tête et Pauline Marois s'accroche. Malgré une bonne performance cette semaine, le chef de la Coalition avenir Québec, demeure encore, depuis le début de la campagne, le porte-parole le moins crédible.
Le Parti québécois et Pauline Marois n'ont pas marqué beaucoup de points depuis le début de la campagne électorale. Le PQ n'a pas réussi à dicter l'agenda, bien qu'il forme l'opposition officielle et affronte un parti qui traîne 9 ans de pouvoir. Il s'est fait chiper en bonne partie le thème de l'intégrité et de la lutte à la corruption par l'entrée en scène tonitruante de Jacques Duchesneau à la CAQ.
Bienvenue sur les panels du Huffington Post Québec. Tout au long de la campagne, nous demanderons à nos analystes et blogueurs invités de se pencher sur une question soumise par un de nos lecteurs. Vous pouvez soumettre vos questions par Facebook ou Twitter, ou tout simplement la publier dans la section commentaires ci-bas. Au menu cette semaine, Louis Balthazar, Francine Pelletier, Pierre-Luc Brisson et Annick Vigeant répondent à la question suivante, posée par Jacques Barolet.
Citoyen(ne)s, l'heure du choix est arrivée! Le présent article ne concerne pas vraiment ceux qui ont déjà décidé de voter pour le Parti québécois (à ceux-là : arrêtez de lire ou vous risquez d'être atteint, comme moi, de bipolarité - je ne parle pas de la maladie, mais de ce phénomène étrange qui oppose ce que l'on aimerait faire à ce que l'on devrait faire!), mais tous les autres... qui veulent s'opposer à la réélection du Parti libéral.
"Ton style, c'est ton cul", chantait Ferré dans une autre de ses envolées fameusement sexistes. N'empêche que la phrase résume bien le phénomène: le style, c'est ce qui nous définit, c'est l'essence d'une personne. C'est parfois des habits, mais c'est surtout une attitude, une façon de se comporter, de s'incarner aux yeux des autres. Au jour 2 de la campagne (tant attendue), le style des trois chefs en tête de peloton frappe bien davantage que leurs thèmes, slogans ou discours électoraux.
Lorsque Bernard Landry a déclenché la campagne électorale qui devait finalement coûter le pouvoir au Parti Québécois au printemps de 2003, sa formation politique était virtuellement à égalité dans les sondages avec le PLQ, à 36% (Léger Marketing). Si la partie semblait de prime abord jouable (comme elle l'est aujourd'hui pour le premier ministre Charest), un mois d'une campagne laborieuse marquée par de nombreuses anicroches et un traitement médiatique somme toute défavorable (visionner l'excellent « À hauteur d'homme ») ont finalement donné le pouvoir à Jean Charest.
On entend beaucoup parler ces temps-ci de «vieux partis» et de bipartisme. Il faudrait absolument mettre fin à cette alternance, que l'on dit sans fin. À tout prix! Quitte à élire un parti sans aucune expérience... Mais pour quelles raisons exactement? Dans cette perspective bipolaire, on oppose le Parti libéral du Québec au Parti Québécois. Or, certaines considérations s'imposent dans cette vision simpliste.
Sans farce, j'adore ce gars-là. Comme beaucoup de Québécois, même des Verts. S'il était dans mon comté, je voterais pour lui. Parce qu'il est un des seuls à ne pas être un extrémiste borné. Il a compris que le carré rouge n'est pas un gage de réussite pour se faire élire et que des convictions, on ne porte pas ça sur son chandail, mais dans son coeur et sa tête.
J'ai regardé du coin de l'oeil dimanche soir le scandale du jour avec l'achat supposé d'amis Facebook pour la page de Pauline Marois sur Facebook. Une vidéo a été publiée sur YouTube faisant état de l'augmentation du nombre d'admirateurs pendant 7 jours. L'histoire me paraissait assez banale en partant. C'est une autre polémique idiote qui met le feu à Twitter comme à l'habitude. Toutefois, la désinformation par les experts en médias sociaux et le ravage des spin doctors des partis adverses m'agacent profondément. J'aimerais apporter une dose de réalité à cette histoire de fiction.
En déclenchant début août, selon le scénario actuel, le gouvernement prend à contre-pied le mouvement étudiant et peut faire campagne sur le thème: qui mène au Québec? Une auditrice affirmait jeudi à une tribune de Radio-Canada qu'il y a eu «confiscation de la démocratie» et que les assemblées locales des casseroles permettaient de reprendre le pouvoir. Wow! L'animateur ne l'a pas corrigée et n'a pas rappelé que les gouvernements sont élus, parfois de façon majoritaire, au Québec.