Comment, le soir d'une élection cruciale, un homme armé d'un AK47, la mine patibulaire cachée par une cagoule noire et affublé d'un peignoir ridicule peut-il se promener en plein centre ville sans se faire appréhender par la police alors qu'un étudiant avec un masque de clown peut se faire arrêter, menotter et verbaliser manu militari?
Plutôt que de se contenter d'exprimer une opinion, il est aujourd'hui essentiel de discréditer celle qu'on ne partage pas, et si possible avec fracas. On passe alors du désaccord à une forme empirique du dénigrement dont le seul but est d'obtenir un écho et quelques secondes d'attention dans le tintamare incessant des convictions débridées. Et de ne pas hésiter à faire d'un simple point de vue, une haine en devenir, une haine en partage.
Insomniaque, confuse, désorientée et lasse, mais d'un optimisme prudent malgré tout. Voilà quelques unes des émotions qui m'animent au lendemain d'une soirée électorale surréaliste, qui mettait un terme à un mois de campagne mouvementée. En premier lieu, les résultats sont tombés et ont prouvé, une fois de plus, que les sondages sont un pâle reflet des véritables intentions de vote. Rivés devant leurs écrans de télé, les Québécois ont vécu une surprise après l'autre.
Le Québec fabriquerait-il des fous furieux politiques? Denis Lortie, Marc Lépine et voici maintenant, Richard Henry Bain, trois hommes venus ébranler l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes, en tirant impunément sur des innocents. C'est sans compter évidemment Valéry Fabrikant et Kimveer Gill qui, tous, ont réglé leurs comptes le fusil au poing.
Je quitte. Montréal, la ville folle, la métropole qui a sorti le Québec d'une illusion de petit village d'irréductibles gaullois légèrement ouverts sur le monde mais soi disant protégé de ses pires vices.Or, nous nous sommes trompés sur nous-même. L'image d'un petit peuple chaleureux a trahi celle d'un peuple divisé selon les pires clichés du pouvoir libéral pendant la crise étudiante: une élite éloquente et habile se donnant une image progressiste de la nation québécoise, et une majorité (j'oserai dire silencieuse) se retrouvant dans la démagogie des commentateurs réactionnaires à grand tirage.
Loin d'être un acte isolé, force est de constater que le climat social au Québec est à un niveau alarmant, les appels au meurtre contre les personnalités fusants en toute impunité, que ce soit contre Pauline Marois (par exemple, voilà maintenant plusieurs années que demeure en ligne le site Park Avenue Gazette, qui appelle pourtant à pendre notre nouvelle première ministre et à exterminer les francophones de Montréal), contre Jean Charest, contre Amir Khadir et contre tant d'autres personnalités politiques du Québec.
La courte victoire d'hier (moins de 1% de différence avec le PLQ, quatre sièges d'écart) a un goût doux amer ce matin, d'autant plus avec les événements tristes et déplorables du Métropolis. Cette victoire n'offre pas au PQ les marges de manœuvre nécessaires à la réalisation de son programme. Surtout, les résultats décevants d'hier traduisent bien l'état d'esprit d'une population et d'un électorat souverainiste peu enthousiasteset qui peinent encore à se reconnaître dans le parti qui formera le prochain gouvernement et ce, malgré neuf années de règne libéral. Aujourd'hui, alors qu'il est appelé aux commandes, le PQ se doit de faire un premier bilan politique.
Comme plusieurs d'entre vous je regardais le discours de victoire de Pauline Marois hier soir à Radio-Canada quand tout à coup ... on connaît la suite; un évènement tragique qui nous a tous laissé bouche-bée. Surtout quand on le voit pratiquement se dérouler devant nos yeux, ou du moins on en apprend les détails en même temps que des millions d'autres Québecois, figés eux aussi devant leurs téléviseurs, en même temps que les policiers dans la rue, ainsi que les militants dans la salle. Pour quelques minutes, le Québec au complet a figé.
La première ministre du Québec Pauline Marois aura besoin de toute son habilté et de son expérience à compter d'aujourd'hui, car elle se retrouve en terrain miné. Miné par sa courte victoire sur le Parti libéral et la Coalition Avenir Québec. Championne du consensus elle devra négocier à la pièce les engagements qu'elle a pris durant la campagne électorale.
Nous y voilà au terme de la campagne électorale la plus chaude de l'histoire du Québec. Deux chefs, Jean Charest et Pauline Marois, jouent leur tête au terme de cette campagne. Le premier ministre Charest a été téméraire de précipiter la tenue d'un scrutin général, en plein été, en misant sur les relents de la crise étudiante. Après tout, il dirige un gouvernement majoritaire et aurait pu gouverner 18 mois mais, redoutait-il à ce point la Commission Charbonneau et ses révélations?
La théorie de Kolhberg est d'une grande utilité en éducation. Je vous laisse le soin de d'identifier à quels niveaux de développement moral se placent la plupart des arguments des chefs politiques qui se présentent à la direction du Québec...
La campagne tire à sa fin et notre évaluation de la crédibilité des porte-parole de chacun des principaux partis en lice est maintenant terminée. Si les résultats pour la période du 24 au 30 août 2012 confirment que Jean-Martin Aussant, d'Option nationale, est, de l'avis de notre comité, le chef le plus crédible et efficace, nous constatons au classement général que Jean Charest, Pauline Marois et François Legault terminent dans le même peloton.
Soigner une personne âgée, ce n'est pas juste la laver. C'est aussi maintenir ses acquis, lui offrir des possibilités de socialisation, lui offrir des moyens de se sentir utile, lui donner des outils pour avoir le goût de se battre pour son autonomie et pour rester à la maison le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions possibles.
Les sondages laissent entrevoir une courte victoire du PQ et de Pauline Marois mardi. On comprend la chef péquiste de chercher à rallier tous les votes souverainistes car, privé d'une majorité, le PQ au pouvoir sera édenté. Que ce soit sur la charte de la laïcité, la citoyenneté québécoise, le renforcement de la loi 101, l'annulation de la hausse des frais de scolarité, la hausse des redevances minières, l'élimination de la taxe-santé....un gouvernement péquiste a besoin d'un endossement populaire et, dans certains cas, de l'appui de l'opposition.
Comment se fait-il qu'on en est encore là? À exiger des femmes de politiciens qu'elles jouent les chiens de faïence alors que les maris de politiciennes, eux, brillent par leur absence? On aperçoit bien de temps en temps un Claude Blanchet, mari de Pauline Marois, à ses côtés, mais il n'est pas envoyé en commando pour masculiniser ou "dés-humaniser" l'aspirante Première ministre. Faut dire que Mme Marois est suffisamment tough comme c'est là.
Jean-François Lisée, candidat vedette du Parti Québécois, s'est inscrit à la même doctrine que son chef, Pauline Marois, hier quand il a divulgué à l'antenne de 98,5 FM que le PQ s'est donné l'objectif de «maintenir une majorité de francophones de langue première sur l'île de Montréal.» selon le Champion du Fait Français, l'immigrant de Bordeaux parle français en famille, ce qui fait de lui un immigrant privilégié par rapport à la personne francophone de Shanghai désireuse de venir s'installer dans la Belle Province.