Les Journées de la culture qui commencent aujourd'hui ont pour thème: « Participer, c'est défendre toute la culture». Voilà une phrase qui suscite la réflexion chez le nouveau ministre de la culture et des communications. Car, il s'avère que, par un drôle de hasard, je compte justement travailler à défendre toute la culture. D'emblée, j'ai l'intention de participer aux Journées de la Culture avec qui je partage les mêmes objectifs, mais permettez-moi de m'attarder un instant sur cette notion de défense, car elle implique nécessairement une certaine menace, voire plusieurs.
Nous étions donc, Pauline Marois et quelques candidats dont moi-même, devant le Cinéma Beaubien à présenter les engagements du Parti Québécois en matière de culture, ce qui, compte tenu de l'importance de ce dossier, n'est pas une mince affaire. « La culture d'un peuple, c'est l'ensemble des manifestations de son identité et de ses différences. C'est aussi le langage à travers lequel nous exprimons notre vision du monde. Nous devons lui accorder des moyens supplémentaires pour s'épanouir », expliqua notre chef.
Avec cette transaction, Bell, basée à Toronto, serait propriétaire de 8 des 10 chaînes spécialisées les plus populaires et, du coup, aura la capacité de dicter les conditions du marché publicitaire, ce qui aura un impact direct sur les revenus des télévisions généralistes québécoises, dont la SRC, TVA, Canal V et Télé-Québec. Bell pourra, de plus, offrir un éventail de contenu culturel non réglementé pour ses services de téléphonie mobile ou Internet au désavantage de ses concurrents québécois.
Les salles de nouvelles en région subissent ainsi de plein fouet le contrecoup de cette barbarie à visage mondain, avec l'appauvrissement durable appréhendé de l'offre de l'information. Jean Pelletier, premier directeur de l'information télévisée, déclarait le 4 avril dernier : «Sur le front de l'information, les moyens deviennent de plus en plus réduits.»
Conversons cher Maka Kotto. J'ai lu ton billet: La liberté et la culture québécoise et je suis resté pour le moins estomaqué, malgré ton éloquence, devant la quantité de pensée magique, de raccourcis et distorsions de faits historiques au service de «la cause».