Les politiques mises de l'avant par le Parti Québécois depuis son élection confirment les appréhensions d'une partie de la population québécoise: le changement de direction si chèrement promu par le PQ lors de la campagne électorale semble avoir été complètement éclipsé. À ce moment-là , Mme Marois scandait : « les Québécois sont inquiets. » Qu'est-ce qui se passe, Madame Marois?
Il y a un an, les premiers votes de grève commençaient à rentrer, depuis, bien des choses ont changé. Est-ce que les étudiants ont gagné? Difficile à dire. Il reste qu'il y a un peu moins d'un an, des gens ont tenté de transformer une grève en boycott et qu'aujourd'hui, avec la même finesse, «l'indexation est un gel».
Montréal est une ville de coupables. Depuis des mois, les voleurs et les corrompus font la sellette oubliant même les sommes dérobées, les dates, les autres dérobeurs de biens publics impliqués. Ces gens se promènent en cravate et beaux atours, sont invités et applaudis à Tout le monde en parle et retournent tranquillement dans leurs maisons récemment léguées à leurs femmes ou enfants. Pourtant aujourd'hui c'est un jeune militant de 22 ans qui est trouvé coupable pour avoir fait valoir des droits collectifs.
La Loi 25 sur la revente de billets est entrée en vigueur le 7 juin. En tant que contribuable, j'ai platement l'impression de m'être fait entourlouper. Tant d'efforts chez les parlementaires pour étudier et rédiger une loi difficilement applicable et, pire encore, créant des situations monopolistiques dans l'industrie de la vente et la revente de billets.
T'avais le droit d'être pour l'augmentation des frais de scolarité. Peut-être même que t'avais de bons arguments. Peut-être même que tes calculs étaient justes, et que ta perspective économique faisait du sens. Depuis, la rue a rougi et ton incompréhension a désormais laissé place à ta mauvaiseté. Hier, tu ne comprenais pas la jeunesse, aujourd'hui, tu la détestes.