À une époque où plusieurs sont d'avis que la politique est sale, que les politiciens sont tous pourris, bref, alors que le cynisme progresse au détriment de la santé notre vie démocratique, il est bon de se rappeler que l'engagement citoyen - quel qu'il soit - est essentiel à notre vie collective. Rien, absolument rien, ne peut remplacer cet engagement.
Qu'ai-je découvert de Justin Trudeau au cours des derniers mois? D'abord qu'il ne doit rien à personne. Ni à son entourage, au parti, ou à la communauté d'affaires. C'est un homme qui apprend et grandit dans l'adversité et qui ne se prend pas trop au sérieux. Il s'entoure de gens qui ne pensent pas toujours comme lui et qui ne sont pas complaisants à son égard. Il aime les défis et est déterminé à rester lui-même. Il a une capacité remarquable de rassembler les gens.
Justin Trudeau, si vous refusez toujours l'idée d'ouvrir de vieilles chicanes, sachez qu'en jetant tout le discrédit sur le regretté René Lévesque comme vous l'avez fait, vous venez d'en créer une toute nouvelle. Et pour reprendre les mots célèbres d'un autre Trudeau, je me permet de dire au nom de toutes celles et tous ceux qui, en ce moment, se sentent profondément blessés par cette déclaration: «Just watch us»!
La prochaine campagne électorale fédérale opposera Justin Trudeau, Thomas Mulcair et Stephen Harper...ou son successeur. Les commentateurs tiennent généralement pour acquis que le premier ministre actuel sera sur les rangs en octobre 2015. Or, on ne sait rien de ses intentions et lui-même n'a jamais donné d'indication sur sa volonté de poursuivre sa carrière politique, ou non.
Honnêtement, comment le fils de l'homme qui a berné, voire trahi le peuple du Québec, peut-il demander, sans honte, l'allégeance de ces mêmes personnes qui ont vécu douloureusement la Nuit des longs couteaux? Comment peut-il oser prétendre entretenir une distance par rapport aux idées du politicien qui a daigné instaurer unilatéralement et sans fondement la loi des mesures de guerre? Il faut être sot pour ne pas percevoir que les propos de Justin ne sont qu'une collection d'incohérences.
La politique canadienne devrait s'animer avec l'élection anticipée de Justin Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada. C'est lui qui devrait diriger les troupes libérales au retour de la Chambre des Communes dans 15 jours ce qui lui confèrera une visibilité maximale.
«Le Parti libéral gagnera seul ou le Canada perdra». Voilà la seule alternative que nous offrent les candidats à la chefferie que sont les David Bertschi, Martin Cauchon, Deborah Coyne, Marc Garneau, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon et Justin Trudeau. Sauf une. Joyce Murray. Joyce est la seule candidate qui veut faire gagner le Canada. Elle a très bien compris qu'il serait irresponsable de sacrifier la souffrance des Canadiens sur l'autel d'un combat entre partis politiques. Pour Joyce, la victoire est une nécessité.
Le grand intellectuel Justin Trudeau a bien voulu nous éclairer cette semaine, sur l'ampleur de sa réflexion démocratique. Devant des étudiants Montréalais, il a fixé la barre que devraient franchir les Québécois pour accéder à la souveraineté: « Si on est pour changer la Constitution canadienne et l'état de notre pays de façon aussi profonde, on devrait au moins exiger le même seuil que celui qui est nécessaire pour changer la constitution du parti néo-démocrate, qui est des deux tiers. »
Le candidat le plus prometteur pour déloger le Parti libéral du Canada de son statut 3e place demeure Justin Trudeau. Non, ce n'est pas à cause de sa chevelure, ni dans l'espoir que le fils est une réincarnation du défunt père. Le député de Papineau est le seul apte à amener l'électorat à se blottir dans les bras des valeurs libérales classiques. Valeurs qu'une majorité de citoyens épousent toujours.
Justin Trudeau a beau essayer de minimiser son attaque contre le registre des armes, le mal est fait, pour ne pas dire le mensonge. De controversé qu'il a pu paraître, le registre est tout sauf un échec. Les chefs de police, en ville comme en province, sont unanimes. "Le registre a sauvé des vies et fait du Canada un pays plus sécuritaire. Nous l'éliminons à nos risques et périls", affirmait le chef de police de Toronto, Bill Blair, en février 2012. Les statistiques sont d'ailleurs éloquentes.
L'opportunisme? Ça en pue. Il a malheureusement perdu toute crédibilité, aux yeux de bien des progressistes du moins, quand il s'est mis à parler du registre des armes à feu. Si tu votes contre l'abolition en Chambre, c'est que normalement tu es contre l'abolition sur le terrain, dans la vie, aussi. Avec Justin, il en est autrement. Ça s'ajoute aux autres bévues.
Justin Trudeau n'est pas étranger à la controverse. La plupart du temps, il s'est retrouvé dans l'eau chaude à la suite de commentaires irréfléchis et spontanés. On aurait pu croire que le député de Papineau avait appris à tourner sa langue sept fois avant de parler. Mais rassurez-vous, il n'en est rien. Sa récente déclaration au sujet du Registre des armes à feu avait tout pour susciter l'incrédulité.
À le voir dimanche dernier à Tout le monde en parle, en pleine possession de sa superbe machinerie (en plus, il embellit en vieillissant, le maudit) détendu, charmant, flirtant même avec le fou du roi, Dany Turcotte, admettez-le que je suis irrésistible, murmurait son langage corporel... le fils number one de Pierre Elliott Trudeau et candidat à la chefferie libérale exsudait la confiance en soi.
Il y a quelques années, un homme jeune, paraissant bien, et excellent orateur a pris le devant de la scène politique américaine et a été largement élu par une population assoiffée d'espoir de changement. Quelques années plus tard, Justin Trudeau se lance sur la grande scène politique canadienne. Si on écoute les médias, on pourrait croire qu'il est « notre Obama » canadien. Sauf que la réalité devrait s'imposer
Dans la Chambre des communes, la rareté du français parlée dans les rangs des conservateurs parle d'elle-même. Après presque sept ans au pouvoir, on se désole du nombre de députés conservateurs qui ont pris la peine d'apprendre la langue de Moliere. Le message, quant à lui, ne requiert point de traduction. Le français, on s'en sacre comme l'an quarante.
Le multiculturalisme canadien a de quoi séduire les communautés issues de l'immigration. Certaines d'entre elles ou des minorités au sein de celles-ci se comportent parfois en communautés distinctes, à l'encontre d'une intégration mutuellement bénéfique au sein de la société d'accueil. Elles le font avec la caution du multiculturalisme canadien. Une part de la communauté anglaise réfute la légitimité de la Loi 101 et s'affirme en droit d'intégrer en anglais une large part de l'immigration. Elle se revendique alors de la Charte canadienne des droits et, sans toutefois le dire ouvertement, du multiculturalisme canadien.