Journée Des Patriotes

Patriotes à la grandeur du Québec

Malgré sa renommée encore modeste, la Journée nationale des patriotes de lundi présente souvent d'étonnants liens avec l'actualité. C'est en partie pour y répondre que le MNQ, coordonnateur des activités de la Journée, a retenu cette année le thème: «Patriotes à la grandeur du Québec».

Les patriotes de 1837 fondent le Saguenay

Le débat politique interfère vite dans la mise en valeur du Nord. Le Parti patriote s'en prend aux monopoles accordés sur les terres de la couronne aux compagnies de bois et aux spéculateurs anglais qui discriminent systématiquement les laboureurs franco-catholiques, notamment au Sagueany.

Les patriotes de 1837: une paix négociée à Terrebonne

Le fameux traité de Terrebonne ne sera pas respecté par l'armée britannique qui, profitant de l'accalmie, s'empresse d'effectuer de nouvelles arrestations, les 8 et 9 novembre 1838. Six patriotes terrebonniens sont finalement traduits en cour martiale, dont deux seront exilés en Australie.

Les patriotes de 1837: le Suroît martyrisé

Les régions de Laprairie et Beauharnois paieront un très lourd tribut pour leur participation au soulèvement de 1838. Pas moins de 315 détenus, dont une trentaine déportés en Australie ainsi que neuf des douze pendus, viennent du Suroît.

Les patriotes de 1837: le Richelieu héroïque

La mobilisation derrière les patriotes n'est pas unanime dans Richelieu. Dès 1836, les élites seigneuriales se dissocient, pavant la voie à la répression. La tension monte d'un cran en septembre 1837, quand ces «chouayens» sont victimes de charivaris fomentés par les «Septembriseurs».

Les patriotes de 1837: la Rive-Sud à l'avant-garde

De Longueuil à Sorel, l'autoroute 30 «de l'acier» traverse aujourd'hui une région particulièrement soulevée en 1837 du côté patriote. Les historiens ont depuis cherché à expliquer cette mobilisation étonnante par des causes indirectes, tel le contexte économique ou social. L'explication est finalement plus simple.

Les patriotes de 1837: l'étonnant Centre-du-Québec

À mi-chemin entre Montréal radicale et la capitale ensommeillée, le Centre-du-Québec est passablement mobilisé du côté patriote. Que ce soit à cause de sa proximité avec le bouillant comté de Richelieu ou sous l'impulsion de quelques fortes personnalités, les Centricois ont su prendre des positions audacieuses.
PC

Dollard des Ormeaux, Papineau et Pauline Marois

On a les héros qu'on mérite et les Québécois, qui ont une piètre estime d'eux-mêmes, éprouvent sans doute du mal à accorder de la grandeur et de la vertu à de leurs semblables. Le cas est particulièrement évident avec nos hommes et nos femmes politiques qui se sont portés à la défense de nos droits à travers l'histoire. Alors que la France célèbre Clémenceau et de Gaulle, et les États-Unis, Washington et Roosevelt, le Québec a plutôt pour héros des bagarreurs pugnaces, de Louis Cyr à Maurice Richard, des hommes « de peu de mots ».