Jean Barbe

Samuel Larochelle

Oui, tout ça pour ça

Depuis quelques années, j'en suis arrivé à la constatation qu'il n'avançait pas à grand-chose de s'adresser à ceux qui pensent déjà comme nous. J'aime et je lis Le Devoir. Mais si j'écrivais dans Le Devoir, j'aurais l'impression d'une conversation en vase clos, entre des gens qui pensent presque pareil, mais pas tout à fait. C'est au cœur du camp adverse qu'il faut oser aller, pour affronter les opinions des autres, débattre avec eux, s'engueuler avec eux, peut-être en convaincre quelques-uns, peut-être être convaincus pas quelques autres. Changer, évoluer, débattre, s'opposer. Offrir aux lecteurs un choix de visions du monde plutôt qu'une seule, dictée par les impératifs économiques du moment.