Indignation

Suisse: des «pénis de boeuf» indignent

AFPQC | Agence France-Presse | Publication 20.08.2013

GENÈVE (AFP) - L'indignation de clients des supermarchés suisses Migros devant des friandises pour chien appelées «pénis de boeuf» a obligé le ...

Bobos

Savignac | Publication 05.04.2013
Savignac

Trop d'indignation tue l'indignation. Être de gauche n'est pas un métier, c'est une pensée collective, de plus en plus difficile à articuler tant le propos de la droite populaire est séduisant de simplicité réconfortante. La course au profit s'accélère et un monde inquiétant l'accompagne. Les forces de l'argent glorifient l'individu chaque jour un peu plus, et laissent toujours plus de monde sur le bord de la route. Le temps est à la vigilance, et seul un propos crédible pourra être entendu.

Menaces sur le Grand Prix?

Pascal Henrard | Publication 01.08.2012
Pascal Henrard

Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, en rajoute une couche. Dans sa lettre envoyée aux médias, il demande une période d'accalmie à l'approche de la période estivale. Il faudrait donc arrêter d'être indigné parce qu'une vingtaine de millionnaires bardés de logos veut faire des tours de chars à 300 km/h? Qu'on rentre dans les rangs parce qu'il va bientôt y avoir des défilés de clowns dans nos rues? Qu'on cesse de penser parce que c'est la saison des festivals? Qu'on ferme nos gueules parce qu'on installe des podiums dans le centre-ville?

Réquisitoire pour la permanence de notre indignation

Jean-François Fortin | Publication 26.06.2012
Jean-François Fortin

Sachez qu'ils comptent sur notre indignation éphémère, qu'ils savent que le gaz de schiste ou le pétrole sur l'île d'Anticosti, que la fermeture d'Aveos, malgré la loi, que les coupes à l'ACDI, la fermeture de 37 des 40 agences environnementales, les coupes à Radio-Canada ou à Téléfilm, que les grèves étudiantes, la violence dans nos rues, ils savent que le peuple passera à autre chose, ils comptent là-dessus.

Lettre à l'étudiant

Savignac | Publication 15.05.2012
Savignac

Salut le jeune, C'est moi, le passant. On se croise souvent ces temps-ci, au centre-ville. C'est vrai que je ne m'attarde pas trop, je suis pressé. Comme on n'a pas trop le temps de se parler, je vais me décrire brièvement : j'ai trente-cinq ans, quarante ans, cinquante ans peut-être. J'ai un boulot, des enfants, une auto, un patron, une femme, un bungalow, une télé 46" Panasonic, trois semaines de congés (j'arrive du Sud), des REER, je fais l'épicerie le samedi, je brunche le dimanche. Au printemps, la fin de semaine, je fais des rénos, comme on dit. Voilà, je pense que j'ai fait le tour.