INDEXATION FRAIS SCOLARITÉ

PC

De leur côté du rideau

J'avais hâte du Sommet sur l'enseignement supérieur. Il m'intriguait, et je refusais de croire, peut-être un peu naïvement, que les dés étaient joués d'avance. J'avais hâte de pouvoir suivre les discussions, de voir les enjeux cruciaux remis au cœur des débats, de pouvoir parler ouvertement de gratuité scolaire sans se faire répondre que c'est impossible. J'avais hâte de rêver d'une vision commune sur l'éducation supérieure au Québec. Mais rien de tout ça n'est arrivé.
PC

Perdant-perdant?

Je reconnais facilement que sur la question des droits de scolarité, aucun consensus n'était envisageable. Les associations étudiantes et les organisations syndicales qui occupaient plusieurs des sièges autour de la table travaillaient pour une utopique gratuité universitaire. Les administrations universitaires et les milieux d'affaires penchaient quant à eux pour une augmentation substantielle des droits de scolarité. Le gouvernement a tranché pour une indexation qui couvre les effets de l'inflation. Tout le monde est insatisfait.