De nos jours, pour justifier une forte immigration, on prétend qu'il faudra davantage de travailleurs pour combler 700 000 emplois, dont «460 000 postes [...] laissés vacants par le départ à la retraite des baby-boomers». On suppose tout simplement qu'un départ à la retraite conduit nécessairement à une nouvelle embauche. Là est le sophisme.
J'en ai ras le bol d'entendre ce discours misérabiliste qui imprègne le débat actuel sur l'intégration des immigrants au Québec. Parfois, ce discours me lève le coeur, tellement il fait une belle place aux difficultés vécues par les nouveaux arrivants. Rien n'est dit de leur réussite. Leur succès est passé sous silence.