Après Facebook et Twitter, c'est Apple, pourtant réputé pour la protection de ses systèmes, qui fut victime fin février d'une nouvelle cyberattaque. Le processus employé est globalement toujours le même: une faille trouvée dans Java a permis aux pirates de pénétrer les ordinateurs portables d'employés de la firme de Cupertino et de rediriger leur navigateur vers une page piégée.
Le mouvement des données ouvertes a pris beaucoup d'ampleur depuis que le président Obama a choisi de rendre publiques en continu sur le Web toutes les informations sur l'octroi, la gestion et l'évolution des contrats publics. Actuellement, même le président du Conseil du Trésor est tenté par l'initiative...
Alors, qui a peur d'Anonymous? Eh bien, moi. Et tous ceux, j'ose croire, qui sont mal à l'aise devant la panoplie de hacktivistes toujours prêts à dénoncer et à menacer, dans le plus parfait anonymat, les gros de ce monde. La voix ténébreuse qui sort du plafond (ou, en l'occurrence, de l'ordi) vous sommant d'avoir peur, très peur... elle n'est pas celle d'un gouvernement omniprésent et répressif, tel qu'imaginé par George Orwell dans 1984. Elle est celle des matamores de l'internet qui collaborent à Anonymous.