Il y a, dans cette crise, deux visions du monde qui s'affrontent. Bon, on pourrait scinder ces visions en 150 sections distinctes, mais généralisons un peu, pour faire changement. On peut facilement résumer la chose ainsi : il y a d'un côté les Rouges et de l'autre les Verts.
Comment débute une révolution? Quel est son point d'origine, son point zéro duquel tout a découlé? Les historiens de demain trouveront sans doute LE fait qui a tout déclenché. Mais est-ce ce fait ou la mythification de celui-ci qui sera réellement à l'origine de cette révolution?
Il aura fallu un tintamarre... Pour rappeler à ce gouvernement Que les citoyennes et citoyens en ont marre! Marre de la corruption! Marre de toutes ces suspicions!
La session parlementaire vient de se terminer à Québec, mais bien des électeurs auront l'impression qu'on les a laissés en plan. Il demeure de grandes inconnues au moment où les élus se retirent dans leur terres pour les vacances estivales. Quelle sera la situation au Québec à la reprise des cours dans les Cégeps et universités à la mi-août? La belle saison aura-t-elle fait évaporer la mobilisation étudiante?
Le gouvernement libéral actuel a besoin d'une crise, d'un ennemi. Un ennemi incarné par un mouvement populaire, qui lui permet de se tourner vers ses alliés et de leur dire : « Préférez-vous négocier avec eux ou avec moi ? » Belle façon, sans se trahir, d'imposer de nouvelles règles à des « amis » trop... intransigeants.
À en croire certains, il existerait une menace de l'extrême-gauche au Québec. Je cherche encore les drapeaux et les mers d'oriflammes marxistes-léninistes, les chants généralisés de l'Internationale communiste. Z'en voyez à Chicoutimi? À Amos? À Repentigny? Je vois et j'entends des casseroles, mais on est là aussi loin de Lénine que des représentations mesquines qui caricaturent Jean Charest en prélat nazi.
Jean Charest est buté, bouché, borné, méprisant, arrogant, entêté. Autant de qualités qui ne devraient jamais être accolées à un homme d'État qui se respecte dans une démocratie qui ser(vai)t d'exemple au reste du monde. Derrière cet aveugle qui conduit le Québec droit dans le mur, les deux mains dans nos poches, une armée de borgnes suit les yeux fermés.
T'avais le droit d'être pour l'augmentation des frais de scolarité. Peut-être même que t'avais de bons arguments. Peut-être même que tes calculs étaient justes, et que ta perspective économique faisait du sens. Depuis, la rue a rougi et ton incompréhension a désormais laissé place à ta mauvaiseté. Hier, tu ne comprenais pas la jeunesse, aujourd'hui, tu la détestes.
Même si je partage pas leurs idées, j'éprouve beaucoup de respect pour ceux qui portent le carré rouge pacifiquement, afin de véhiculer un message d'équité, voire de revendication sociale. J'ai quelques problèmes avec ceux qui tentent de le récupérer politiquement pour afficher une fausse solidarité sur le gel des droits de scolarité.
Le carré rouge signifie avant tout « Non à la hausse des frais de scolarité ». Depuis que le mouvement est devenu une crise sociale, il est devenu un symbole de protestation contre le gouvernement Charest et, plus largement, contre le système mondial prédominant du néolibéralisme. Prendre position ne veut évidemment pas dire être adepte de la violence et du terrorisme.
Lundi, j'y étais, à Lachute, dans le bar Le Caucus, rassemblement électoral du Parti Québécois. Ça sentait la coupe, c'était soir de finale en plus. L'ambiance était brûlante et suante, la chaleur collective a vite pris le dessus sur la clim, et la politique est vite devenue plus passionnante que le hockey.
J'ai été sidérée en voyant les taux de participation aux élections partielles de lundi. Alors qu'au même moment, des gens bloquent des rues et s'épanchent sur les médias sociaux en se réclamant de Gandhi et de Martin Luther King.
On dirait que les symboles soviétiques deviennent de plus en plus « cool » au Québec ces derniers temps. Un nombre croissant de personnes semble toutefois avoir oublié - ou n'avoir jamais appris - les crimes commis par l'Union soviétique et au nom de l'idéologie communiste.
Mais où donc rendu ce peuple ouvert et accueillant, mon peuple, ma nation ? Un oasis de paix, de quiétude, de respect, d'ouverture et de tolérance ? Ne laissons pas tout cela s'effondrer à coup de bombes lacrymogènes.
Assis sur deux chaises hautes dans un fast-food aux allures de café tendance, avec ses couleurs boisées, deux hommes. Un père et son fils, semblerait-il. Le dessert caramélisé terminé, voilà que le jeune homme ferme les yeux, joint ses deux mains l'une contre l'autre et fait un signe de croix. Il est aussitôt emboîté par son père.
Des policiers sont devenus de riches hommes d'affaire grâce au temps supplémentaire que nous leur payons sur notre dos, au sens propre comme au figuré! Redescendons sur terre et appelons un canard, un canard. Renvoyons les policiers faire la circulation au taux régulier, sans temps supplémentaire.