Un léger déficit pour l'année 2013-2014 ne remettrait aucunement en cause la solidité financière du Québec. Même le Conseil du patronat critique le «saupoudrage des réductions budgétaires» et appelle à une plus vaste réflexion sur les services publics et leur financement. Il est grand temps d'arrêter de nous demander où le couperet tombera la prochaine fois,
Si les paradis fiscaux ont officiellement disparu, ils restent des pays à loi et fiscalité paradisiaques, créant des tentations pour les acteurs économiques qu'ils soient individus ou entreprises. Certains acteurs enfreignent les lois de leur pays d'origine, en particulier en matière d'évasion fiscale, mais la plupart les respectent. La vraie question soulevée concerne la légitimité perçue des investissements dans ces pays.
Aussi incroyable que ça puisse paraître, le ministre nie que cette taxe soit rétroactive. Son point de vue, c'est que la taxe est payée par les clients des établissements détenant un permis d'alcool, pas par les commerçants. Puisque l'alcool n'a pas encore été vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions passées. Sauf que cette explication ne tient pas la route.
L'instauration d'une taxe sur les boissons sucrées dont les boissons gazeuses, risque fort de rater la cible. Malgré toutes les bonnes intentions derrières cette idée de la Coalition Poids, dans les faits, les recherches économiques montrent que taxer les boissons sucrées aurait peu d'effet et pourrait même entraîner une hausse de l'apport en calories.