Dès leur prise de pouvoir en 2006, les Conservateurs se sont empressés de dépenser toutes les marges fiscales du gouvernement fédéral en abaissant la TPS à 6%, puis à 5%, se privant ainsi de revenus qui auraient atteint 14 milliards $ en 2014-2015. Ils ont aussi poursuivi les baisses du taux d'imposition des entreprises amorcées sous le régime libéral durant lequel il était passé de 28% à 21%, pour l'abaisser à 15%, se privant de 7 milliards $ de revenus annuellement.
Le gouvernement Marois aurait intérêt à faire le point le plus rapidement possible sur la situation financière du Québec, par un énoncé budgétaire par exemple. Toutes sortes de chiffres circulent depuis l'élection du nouveau gouvernement qui a annoncé une série de décisions à incidence financière. Interrogé à l'émission Larocque-Lapierre dimanche, le nouveau président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, avait bien de chiffres à divulguer et il s'est contenté de répéter que le cadre financier présenté par le Parti québécois avait tout prévu. C'est loin d'être certain.
Il est temps de rompre avec l'inertie fiscale. À défaut, les contribuables désireux de réduire leur fardeau fiscal vont se tourner naturellement vers la fraude fiscale ou l'évasion fiscale. L'impôt est nécessaire pour assurer le financement des services publics. Sans impôts, il ne peut exister de destin commun et de capacité collective à agir. Mais il ne suffit pas d'établir l'impôt. Encore faut-il qu'il soit juste et équitable. Si l'impôt est nécessaire, le système fiscal ne doit pas être une pression sur les contribuables.
Est-ce que les membres de Desjardins souhaitent être clients de la PLUS GROSSE bannière? La plus rentable, la plus diversifiée, la plus intégrée? Pas sûr. On veut juste être bien servi à des heures convenables par du personnel souriant et compétent. On cherche encore l'alternative sociale et communautaire au monde bancaire.
Ça presse, il faut débuter la réflexion sur l'admissibilité de l'âge de la retraite au Canada, mais surtout sur l'universalité des prestations de vieillesse et l'admissibilité à la retraite anticipée. Partout sur la planète, les régimes de retraite craquent sous la pression. On doit faire des changements.
Comment ça se fait que, dès qu'on parle de retraite, il est toujours, essentiellement, question de jouer au golf ou de partir en croisière? La seule évolution que j'ai vue ces dernières années, c'est la moto: on voit maintenant de nouveaux retraités s' évader en moto. Où sont tous ceux qui veulent prendre le temps de se consacrer à une cause qui leur tient à cœur? Qui lancent leur petite entreprise, se lancent dans une seconde carrière?
Voilà une fois de plus que les «mini-penseurs» de la STM en «maxi manteaux» de prétention, adeptes de la moulinette en tête, s'apprêteraient à nous rabâcher les oreilles avec de grandes, savantes et créatives arabesques administratives pour mettre la table à l'introduction éventuelle de péages aux portes d'accès à Montréal.