Décidément, on mélange tout: la pornographie, l'art, l'horreur ... Le procès de Rémy Couture fait la preuve, hors de tout doute raisonnable, qu'on est bien confus et que le flou règne. Je suis d'avis que le travail de l'artiste-maquilleur Rémy Couture, son objet, c'est l'horreur, pas le porno. Aussi, j'estime que le ministère public a dérapé en tentant d'associer les productions de cet artiste à du matériel porno, à de l'obscénité sexuelle, à de l'incitation à la dépravation sexuelle.
Les voisines, les amies, sont atterrées. Rien n'annonçait le drame, Rien. Comme la dernière fois. La suite est déjà écrite. Après le choc et la stupeur, notre peine sera immense, sincère et insupportable, en regardant les photos. Et puis l'incompréhension, qui deviendra vite notre colère. On va se chicaner. Elle était folle. Non, elle était pas folle, elle était malheureuse. Peut-être mais c'est pas une raison. C'est vrai que c'est pas une raison. De toute façon la raison, elle est partie avec les bambins. Avec l'eau du bain.
Ceci est un texte initialement publié sur le blogue de Jocelyne Robert par rapport au crime de Guy Turcotte et republié suite au drame familial de Warwick, dans lequel un père de famille a tué son fils et sa fille, avant de s'enlever la vie.
Les déclarations publiques du gouvernement conservateur et de ses représentants, leur acharnement sur le cas des délinquants sexuels, des criminels ayant une problématique de santé mentale et les fous de la route, me laissent pantois. Ces délinquants, une fois arrêtés et détenus, sont la population la plus vulnérable du milieu criminel.