Stephen Harper ne se donne même plus la peine de cacher son jeu. Après avoir aboli à Pêches et Océans les postes liés à la recherche sur la toxicité des hydrocarbures en milieu aquatique, après avoir dissous la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie, le premier ministre compte museler toutes les voix qui s'opposent à ce qu'il présente comme « la volonté des Canadiens ».
Un gouvernement démocratique qui s'engage à faire preuve d'ouverture et de transparence doit s'assurer que nos ressources naturelles soient exploitées - ou pas - en maximisant les bénéfices tout en minimisant les risques pour sa population. Pour ce faire, il doit demeurer à l'écoute et des experts, de la communauté et des organismes qui les représentent, peu importe que leurs principales préoccupations soient d'ordre environnemental ou financier.
On connaît la propension des politiciens à se placer sous les feux de la rampe et à s'attribuer les bonnes nouvelles. Est-ce à dire que lorsqu'un ministre ne se présente pas à une conférence de presse qui le concerne, la nouvelle est mauvaise pour son ministère? C'est ce qu'on serait porté à croire de l'absence du ministre de l'environnement fédéral à la conférence de presse donnée le 17 avril dernier par son collègue des Ressources naturelles.